agonges: patrimoine

    église notre-dame (inscrite aux monuments historiques le 27 juin 1925)

    Paroisse de l'ancien diocèse de Bourges, l'église Notre-Dame relève, en 1124, du chapitre cathédral, avant d'être accordée aux chanoines de Notre-Dame-de-Sales, dans le Berry, en 1128, puis à l'abbaye de Saint-Menoux en 1145. Le transept, l'abside et ses absidioles datent dans doute du début du XIIème siècle., tandis que la nef est attribuée à la seconde moitié du XIIème siècle.

    Il est composé d'une nef unique de quatre travées, voûtée d'ogives, et d'un transept saillant sur lequel s'ouvre une abside flanquée de deux absidioles et voûtée en cul-de-four. Sur le croisillon sud s'élève le clocher, carré à étages.

    Petite curiosité, une scène de chasse est sculptée sur le mur extérieur du clocher.

    Une chapelle du XVème siècle, décorée d'une peinture murale représentant la Trinité, est transformée après la révolution en sacristie. L'image est reproduite sur le vitrail au fond du choeur. Deux autres chapelles, celle de Laugère et celle des seigneurs de La Pommeraye, ont disparu.

    Les chapiteaux sont ornés de feuillages, d'animaux affrontés, de masques grimaçants, et de personnages en lutte avec des lions ou les bras levés au ciel. Les arcs du transept possèdent des têtes sculptées.

    L'ancien bénitier, sous la tribune, est en pierre et présente trois vasques. Plus bas, croix aux armes de Jean Vigier datant de 1686.

    Une statue de la Vierge à l'oiseau, en bois polychrome, date du XVIIème siècle. Elle est remarquable de par son sujet: elle représente Marie tenant l'Enfant Jésus dans ses bras avec un oiseau perché sur la main de celui-ci. Cela fait référence à l'évangile apocryphe de l'enfance de Jésus selon Thomas, écrit au IIIème siècle, et non reconnu par l'Eglise car il invente des légendes: Jésus enfant y fait des miracles comme donner la vie à des oiseaux d'argile. Ces thèmes ont beaucoup inspiré les artistes du Moyen-Age et dans les siècles suivants.

    Cette pièce est remarquable par la délicatesse de ses traits, les détails de la coiffure, les traits du visage et des mains, le plissé des vêtements et les lanières des sandales.

    ancienne église saint-raphaël du breuil

    Le Breuil serait, selon certains auteurs, une ville franche fondé vers le XIIème siècle et relevant pour partie de Saint-Menoux. Nicolay signale, en 1569, l'existence d'un château, d'une paroisse et d'une cure. En 1792, cette paroisse est rattachée à Agonges et son territoire est partagé entre Agonges, Saint-Menoux et Bourbon. L'église Saint-Raphaël est un édifice en pierre de taille, orné de moulurations. La nef de deux travées est voûtée d'ogives dont les nervures retombent sur des groupes de trois colonnettes. Ce type d'église d'architecture simplifiée serait d'influence gothique méridionale.

    château de laugère

    Par un acte daté du 08 janvier 1438, le duc de Bourbon autorise Gilbert de Laugière, écuyer, à construire une maison forte. Le bâtiment est pourvu d'un donjon carré, d'une tourelle en façade et de douves en eau. Sur la façade sud s'accroche une tour abritant l'escalier à vis qui dessert les étages. L'enceinte était conçue pour abriter les nouvelles armes à feu: canons ou couleuvrines. Un pont permet d'accéder au portail d'entrée.

    Après sa vente en 1612, le château bénéficie de nouvelles constructions. Deux colombiers circulaires, symboles de pouvoir et de richesse, datent sans doute de cette époque. Durant la deuxième moitié du XIXème siècle, le bâtiment est restauré et agrandi par l'architecte Moulinois Moreau, connu pour d'autres réalisations néo-médiévales dans l'Allier. Une aile et un deuxième donjon plus petit voient ainsi le jour. Les salles sont décorées dans un style néo-gothique.

    La visite de ce château du XVème siècle vous permettra de découvrir une culture particulièrement riche, ancestrale et bien vivante sur la nature et la vénerie.

    Visite guidée de l'intérieur et accès au parc et jardin médiéval de 14h à 18h les week-end et jours fériés en mai, juin et septembre, et aux mêmes horaires mais tous les jours en juillet et août.

    Renseignement: 06-32-02-30-87 ou chateaudelaugere@hotmail.fr

    château de l'épine (Inscrit à l'Inventaire des monuments historiques)

    Ce château est construit sur le modèle, courant en Bourbonnais, des fermes fortifiées de plan carré indiquant les quatre points cardinaux, entourées de douves et organisées autour d'une cour intérieure. Les trois tours et les murs d'enceinte percés de meurtrières sont les témoins des craintes qu'apportaient les troubles de l'époque, tels ceux de la guerre de Cent Ans. Au XVIIème siècle, le château, sans doute inconfortable, n'est plus habité par ses seigneurs. Le 10 janvier 1717, Louis Giraud fut assassiné dans le château, assommé à coups leviers par des paysans. Il avait 45 ans. Pendant la révolution, alors qu'il appartient aux chartreux de Moulins, il est aliéné comme bien national et vendu, puis racheté dans des temps plus calmes. La poterne d'entrée existe toujours. En revanche, le pont-levis est détruit et la partie de douve qu'il surplombait est comblée.

    Trois des quatre tours bâties aux angles et des traces de douves subsistent. L'une d'elle, sans doute l'ancienne chapelle, est surmontée d'un pigeonnier. L'Epine est encore aujourd'hui une vaste construction dont les bâtiments, anglés de deux tours rondes, entourent une cour fermée. Le site a gardé son aspect moyenâgeux, rare exemple de  ce type aussi bien conservé. Le corps de logis principal, à trois niveaux et niveau de comble est complété de deux pavillons carrés en retour d'équerre. Le plus important recevant la porte d'entrée est agrémenté de créneaux et de mâchicoulis, ainsi qu'une belle tour ronde d'escalier surmontée d'un lanternon (photo ci-dessous issue d'internet).

    maison forte du petit monceau

    Le Petit Monceau est un manoir à tour carrée et logis du XVIème siècle. Il possède en outre deux tours rondes et une chapelle de style roman, mais datant du XVIIIème siècle. C'était la maison de repos des religieuses de Saint-Menoux, tout comme "Le Châtelet" à Marigny l'était des religieux de Souvigny. C'est en 1905 que fût bâti le logis néogothique du Grand Monceau. Les religieuses avaient confié l'exploitation du Monceau à des fermiers.

    château du grand monceau

    Le logis est un bâtiment rectangulaire d'un étage et comble perdu, à toit pentu. Au nord et à l'ouest, se trouvent deux tours circulaires, tandis que l'angle est est occupé par une tour carrée, dotée d'un escalier à vis donnant sur les différents niveaux. Au pied de la tour-escalier, l'entrée primitive, aujourd'hui cachée par une extension, est ornée de fines moulures. Ce plan de construction correspond à celui des manoirs tels qu'ils se développent à partir du XVème siècle, et cette habitation peut être celle d'un riche bourgeois. Cependant, une chapelle, située au sud-ouest, indique plutôt une maison seigneuriale. Cette chapelle semble être plus récente que le logis. Elle est signalée en 1647 comme lieu de culte et de pèlerinage local (photo ci-contre issue d'internet).

    château de la pommeraie

    En 1489, le duc de Bourbon autorise le seigneur de La Laugère, nouveau propriétaire du domaine de La Pommeraye, à construire une maison forte. Au début du XVIIème siècle, l'édifice, propriété de Pierre Barbe, est doté d'une chapelle. De nouveaux travaux ont lieu au XVIIIème siècle, concernant le corps de logis, les pavillons, le porche en pierre et la grille en fer forgé notamment. La famille Moulins devient propriétaire de La Pommeraye en 1865 et commande en 1882, à l'architecte Moreau, une importante restauration qui donnera au château son aspect définitif. La façade sud garde son style classique alors que le côté médiéval de la façade nord est accentué. C'est aujourd'hui une grande demeure à deux niveaux, dont le bâtiment central de forme rectangulaire est accosté de deux pavillons carrés en retour d'équerre, et tour ronde à l'arrière (photo issue d'internet).

    gentilhommière de la tuilerie

    Ensemble de constructions basses, les bâtiments de La Tuilerie sont disposés en L autour d'une cour ouverte. Des structures classiques englobent des éléments plus anciens. Achetée au XVIIIème siècle par un fermier marchand, cette construction est alors probablement remaniée, même si certaines structures semblent antérieures à cette date. Ces transformations ont surélevé le logis principal d'un étage, alors que d'importants communs nécessaires à l'exploitation rurale sont plus anciens. La façade de son logis présente l'aspect harmonieux d'une maison de maître Bourbonnaise de la fin du XVIIIème siècle. Photo issue d'internet.

    la gentilhommière des échardons  (classée monument historique en 1917)

    Curieusement, dans la nomenclature des lieux-dits, le site est porté sur la commune de Souvigny, proche mais non limitrophe. Ancienne possession de la famille Saulnier de Praingy, le château des Echardons a conservé ses communs du XVIIIème siècle. Sur les trois côtés d'une cour s'ordonnent des bâtiments dont certains ont encore une toiture à la Mansart en pierre tuile. L'entrée se fait par un portail à piliers carrés, coiffés de petites pyramides tronquées et boules de pierre. Le bâtiment central,  à un niveau et niveau de comble, éclairé par des lucarnes, est accosté par une petite tour ronde. Sa couverture est un dôme évasé vers la base, surmonté d'un lanternon ajouré d'arcatures, lui-même coiffé d'un petit toit en dôme évasé.

    château du breuil

    Un bâtiment en retrait sert de logis. Actuellement maison bourgeoise, cet ancien logis sur motte, du XVIIIème siècle, fut remanié à la fin du XIXème siècle. De forme rectangulaire, il présente une façade régulière. Au centre, un avant-corps en pavillon datant de la première moitié du XIXème siècle est caractérisé par la verticalité de sa travée principale et la hauteur de sa toiture. Il est orné d'éléments classiques: un fronton en arc de cercle à la fenêtre du premier étage et d'un fronton triangulaire à la fenêtre des combles. Le rez-de-chaussée de cette partie du bâtiment a fonction de vestibule de réception. Les deux niveaux et niveau de comble sont largement éclairés par de nombreuses fenêtres et lucarnes (photo ci-dessous issue d'internet).

    maison forte de beaumont

    Beaumont fut une seigneurie médiévale. Du manoir du XVème siècle, ne demeurent qu'une tour ronde et un colombier. Il fut reconstruit au milieu du XVIIIème siècle avec un pavillon d'entrée et une chapelle en symétrie, sur une terrasse dominant les dépendances. Le site domine le tracé de l'ancienne voie Celtique reliant Bourbon à Decize par Villeneuve.

    maison forte des brosses

    Le logis rectangulaire, avec une tour et un pigeonnier aux angles, date du XVIIIème siècle (photo issue d'internet).

    château de praingy

    Praingy est encore aujourd'hui désigné comme château, mais la construction du XIXème siècle est plus une gentilhommière, c'est-à-dire une maison de maître installée sur ses terres. Le lieu a cependdant été le siège d'une seigneurie puisque la motte Varenne était une motte féodale installée au même endroit que le château de Praingy (photo issue d'internet).

    maison forte des sacrots

    Les Sacrots, gentilhommière avec deux tourelles d'angle, construite au XVIIème siècle, fut sans doute bâtie par un membre de la famille Guillouet.

    Photo issue d'internet.

    patrimoine environnemental

    Le parc de Laugère (ci-dessous), le parc de la Pommeraie, le parc de la Tuilerie, le parc du château des Echardons et celui du château de Beaumont sont inscrits au pré-inventaire des jardins remarquables.