bagneux

    Superficie de 2487 ha - Altitude de 192 à 262 mètres - 320 habitants environ.

    Le nom de la commune est issu du diminutif latin balneolum, signifiant bains ou baignade. Le village englobe une partie de la forêt domaniale de Bagnolet, que Nicolas de Nicolay qualifiait de "belle et grande étendue".

    Ce massif forestier d'environ 1900 hectares s'étire du nord au sud de la vallée alluviale de l'Allier, au nord de Moulins. Le chêne est l'essence dominante, tandis que le hêtre est plutôt abondant au nord. La faune abritée par la forêt est riche et diversifiée, et les sources de nourriture sont multiples. L'avifaune comprend plusieurs rapaces et Pics nicheurs, et présente cinq espèces d'intérêt communautaire.

    Les nombreux ruisseaux affluents de l'Allier, ainsi que la présence de plusieurs étangs en bordure permettent, par exemple, la présence dans la forêt de la tortue bourbeuse, une espèce d'intérêt communautaire, figurant sur la liste rouge des espèces menacées. La gestion retenue par l'Office National des Forêts est la futaie régulière de chêne rouvre avec sous-étage de charme et de hêtre.

    Quelque part dans cette forêt se trouve la tombe dite de l'ermite. Elle est en pierre, daterait des XIVème ou XVème siècles. Sur cette tombe est représentée en demi-relief un calice et deux croix. Il est probable que ce soit la sépulture d'un prêtre qui vivait en solitaire. Les fondations d'un petit édifice, qui devait être une chapelle dédiée à sainte Marie Madeleine ont été découvertes à proximité. Après la mort de l'ermite, ses rares fidèles durent l'inhumer dans cette chapelle, et placer cette pierre pour perpétuer son souvenir. Par la suite, l'oratoire est tombé en ruine, et la dalle a été déplacée

    Même avant la promulgation des lois laïques en 1881, beaucoup de communes de France construisent dans le même ensemble mairie et école. Le pavillon central abritait au rez-de-chaussée la mairie, et au premier étage, le logement de l'instituteur. De chaque côté, sont réparties l'école de garçons et l'école de filles. L'école a été fermée depuis, et le bâtiment  est aujourd'hui entièrement occupé par la mairie.

    Le curé J. J. Moret signala, dans une butte située au bas du bourg, des traces d'incinération avec des débris de vases en terre grossière, des ossements d'hommes et de chevaux calcinés, ainsi qu'une lame de silex en forme de couteau, dont l'extrémité longue et pointue avait été habilement retouchée. Cette découverte peut se rapporter à l'âge de bronze, mais rien ne peut le confirmer.

    Dans les exploitations agricoles importantes, la grange est souvent une construction indépendante. L'aire s'ouvre au milieu de la façade, et les écuries se répartissent de part et d'autre. L'aire de certaines granges anciennes est précédée par un porche couvert, avançant d'environ deux mètres sur la cour. Cet auvent facilitait la rentrée du fourrage en cas de mauvais temps, et le battage des grains au fléau pratiqué dans le battant.