BEAULON

    Superficie de 6398 ha - Altitude de 203 à 263 mètres - 1661 habitants

    Longtemps recouverte par la forêt Lecenne, Beaulon fut un lieu militaire important et stratégique, d'où les nombreuses mottes féodales en bordure de Loire alignées de Gannay-Sur-Loire à Beaulon. D'ailleurs, son nom proviendrait des mots "Bedellus", "Balua" ou "Bedelo", le tout signifiant huissier, portier, gardien.

    Autre possibilité, le nom de Beaulon peut être la construction sémantique issue de deux divinités. La première, Gauloise, Bellenus ou Belleno, dont le préfixe "bel" devient "beau". La seconde, Apollon, dont Jules César dira: "Belleno, l'Apollon Romain", où le "lon" final a pu être utiliser pour construire le mot "Beaulon". Belleno et Apollon étaient des divinités solaires. Photo ci-dessous: école des filles.

    La commune fut témoin de nombreux conflits, notamment entre les Ducs de Bourbon, de Bourgogne et du Nivernais, de la guerre de Cent ans, ou encore des guerres de religions.

    Les premières découvertes archéologiques remontent à l'époque Gallo-Romaine. Par exemple, vers 1880, dans une extraction de graviers, furent mises à jour plusieurs sépultures.Les corps, dispersés, la tête à l'orient, reposaient à soixante centimètres de profondeur, recouverts de gros moëllons disposés en forme de toiture.

    Sur quinze squelettes découverts, il n'a été trouvé "qu'une petite épingle de bronze renflée dans tout son ensemble et munie de deux pointes recourbées dans le même sens pour fixer deux parties de vêtement".  L'un des crânes portait une entaille de trois centimètres de long.

    Photo ci-contre: Rue des Chambons.

    Un chaudron de bronze fut également trouvé. Il était composé de deux becs à tête de chien et deux oreilles de suspension implantés sur le bord de l'orifice.Furent mis à jour, au lieu-dit "L'Hôpital", des monnaies d'or, d'argent et de bronze, des médailles dont une à l'effigie de Septime-Severe, empereur de 193 à 211, des fibules en bronze, une nécropole enfermant des vases contenant des ossements, une statuette en terre cuite......

    Le lieu-dit "Santigny", issu d'Ignis (adjectif de feu, sanctus: saint), peut rappeler cette période. En effet, situé sur une butte, nos ancêtres auraient pu utiliser la pratique des feux,  moyen de communication Gallo-Romain à cet endroit. Au solstice d'été, des bûchers étaient élevés. Cette coutume, vraisemblablement venue de Perse, est à l'origine de beaucoup de fêtes solaires chez les Scandinaves, Germains, Celtes, et ainsi que les Chrétiens avec les feux de la Saint-Jean.

    Le souvenir de ce culte est conservé certainement à travers une statue sur piedestale à la "Curesse" à Beaulon, construite après un vœu à la fin de la guerre de 1870. Elle représentait un prêtre habillé tout de blanc avec une palme. Belleno, comme le prétendait le poète Latin Ausone (310-395), concernait le culte réservé à Bellenus. (informations transmises amicalement par Monsieur COUTANT Claude).

    Beaulon est également riche d'un patrimoine architectural important, témoin d'un important passé avec, par exemples:

    La gentilhommière du Castel, logis de maître construit dans le style des 17ème et 18ème siècles.

    La maison forte de Chezelle dont l'existence fut attestée au 18ème siècle et décrite comme "un chastel et pourpris, entouré de fossés". D'après René Germain dans son ouvrage "châteaux en Bourbonnais", en page 79, les propriétaires la laissèrent tomber en ruines au 17ème siècle.

    Le château du May est décrit, par J. Corrocher et H. Dussourd dans leur livre "A la découverte du Bourbonnais" à la page 30, comme une maison bourgeoise du 19ème siècle bâtie par-dessus un logis plus ancien.

    Photo ci-contre: le monument aux morts.

    En ce qui concerne le château de "Sire de Mont-en-Maix", le mot "Maix" aurait été "fabriqué". Nous trouvons à Beaulon deux endroits nommés "Chez le May" et "Le May", situés parès le bois de Mont, qui aurait dû s'écrire "Mons". C'est pourquoi Marie Litaudon écrit dans son "histoire du canton de Chevagnes", page 33: la seigneurie de Mons reste aux mains des Villars, d'où la maison et la seigneurie de Villars, donné par Nicolay à la maison que possédaient les Villars entre Curesse et les Turiers."

    Caché par une abondante végétation, le château des Treffoux, propriété privée, date de 1802. Aujourd'hui plus gentilhommière que château. ses dépendances (photo ci-dessous), sont visibles de la route reliant Dompierre à Chevagnes. Elles correspondent à une grange-étable à pans de bois et écharpes. Son toit déborde sur le pignon en queue de geai.

    J. Corrocher et H. Dussourd en donne une description assez précise du château du Meuble, en page 30 de leur livre "A la découverte du Bourbonnais" , en le situant sur motte et anciennes assises, douves sèches, petit château à l'aspect féodal. Une grange ancienne à pans de bois (photo ci-dessous) se trouve à proximité. Plus bas, maison bourgeoise des Bluziaux, bâtie en 1925.

    Au lieu-dit "La Voulte" se dresse un pigeonnier de plan carré, à pans de bois et croix de Saint-André sur deux rangées. Erigé au 16ème siècle, il est coiffé d'un toit en pavillon largement débordant. Ci-dessous la grange des Mathés, et plus bas, la grange du Raclat.

    beaulon en noir et blanc

    Ecole des filles

    Rue du Meuble

    Ecole publique de garçons