bert

    Merci à Monsieur le Maire, à Monsieur Durand Lucien ainsi qu'à l'ensemble du personnel communal pour leur aide précieuse et le temps consacré.

    un peu d'histoire

    Superficie de 2415 ha - Altitude de 285 à 487 mètres - 256 habitants environ.

    Des vestiges antiques semblent provenir d'un ancien temple Romain, situé près de l'emplacement actuel de l'église. De même, des fouilles ont révélé des objets de culte au lieu-dit "Les Lards". Les Lares étaient des dieux Romains représentés sous l'aspect d'adolescents tenant une corne d'abondance. Divinités de la fécondité, ils protégeaient aussi les carrefours et les foyers domestiques.

    En 1217, Bert est un fief de l'évêque de Clermont. En 1276, les terres et la seigneurie sont offertes en dot, avec Chavroches, à Béatrice de Bourbon, qui épouse le comte de Clermont, sixième fils du roi de France Louis IX, dit Saint Louis. Un terrier, daté de 1506, mentionne le village comme étant la propriété d'Anne de France, comtesse de Beaujeu. Lui succèdent les Chabannes, puis les carmélites de Paris et, à la révolution, les carmélites de Moulins. Le siège de la seigneurie a disparu suffisamment tôt pour que l'église devienne le lieu de protection des habitants. Aussi, l'église s'est-elle fortifiée par l'adjonction d'une tour crénelée au-dessus du croisillon nord, à la fin du Moyen âge.

    L'ancien bourg de Bert se trouvait concentré sur cette butte qui domine la vallon où plusieurs ruisseaux se réunissent pour former la Têche. Ces ruisseaux, probablement retenus par des barrages, formaient une défense naturelle, "les fossés de Bert", dont on sait que les revenus appartenaient au XVème siècle à Anne de Beaujeu, Duchesse du Bourbonnais. Des remparts doublaient sans soute ces fossés dont il ne subsiste qu'un imposant portail.

    Le prieuré de la commune est fondé au XIème siècle par les moines bénédictins de Cluny, dans le cadre du développement de celui de Souvigny, mais le bâtiment présenté ci-dessous semble dater du XIXème siècle. Le Père Thomas Becket, ancien prieur de Chetognes en Belgique, s'y installe dans les années 60.

    La tradition orale rapporte que la chapelle ci-dessous, dite du Buis, aurait été édifiée par une femme qui aurait fait le voeu de construire un tel bâtiment si son mari, prisonnier, était libéré.

    Il se voyait, près de Blénière (photo ci-dessous), une motte, siège d'un fief qui a été rapidement intégré à la seigneurie toute proche de la Bêche. Son histoire se confond avec cette dernière. De même, la découverte, près du domaine des Places, d'un souterrain et de quelques pierres taillées a pu faire penser à une possible localisation du siège de la seigneurie de Joux, dont la motte a aujourd'hui disparu. A moins que ce ne soit le lieu-dit Le Tureau, au nord-ouest de la commune.

    Il y eut un ancien château fort à Feuilletard, nommé aussi Feuilletaoux, et dont il ne reste aucune trace. Il était, comme la motte de Joux, la possession de la famille des Blain de Barrais. De plus, au XVIIIème siècle, le lieu-dit Plaisance (photo ci-dessous) appartenait à Paul de Vaulx qui le vendit en 1717 à Claude Dufot, curé de Varennes-sur-Têche. Le site était le siège d'un fief et seigneurie où résida Etienne Méplain, auteur des "Jurisconsultes du Bourbonnais".

    les mines de bert

    Des mines de charbon commencent à être exploitées en 1780. Cette activité progresse rapidement et entraîne, en 1830, l'ouverture d'une voie ferrée jusqu'au port de Dompierre-sur-Besbre. La mine cesse son activité une première fois en 1934, avant de rouvrir ses portes en 1941. Elle fermera définitivement le 15 juin 1950. Les souvenirs sont toujours bien ancrés dans la mémoire des anciens qui, malheureusement, sont de moins en moins nombreux à avoir connu cette période. Plus inquiétant encore, la plupart des jeunes de la région ignore même qu"une activité minière a pratiquement fait vivre leur contrée pendant de nombreuses années.

    Les concessions d'exploitation du bassin minier, généralement connu dans la région sous le nom de "Mines de Bert" sont situées à l'ouest du canton du Donjon, sur un territoire commun aux communes de Montcombroux, Bert et Sorbier. Une sorte de pointe, que les anciens appelaient "Le Plateau des Moines", appartenant à la commune de Montcombroux, s'insère entre les territoires de Sorbier et de Bert. Le bassin minier de Bert-Montcombroux occupait une dépression située dans le prolongement de celle où s'est formé le bassin de Blanzy-Le Creusot. Photo ci-dessous: groupe de mineurs vers 1900.

    Il est assez compliqué d'affirmer quand et comment les premiers morceaux de houille ont été extraits dans la région, amis il est possible que cela remonte à des temps très éloignés. Probablement, les premières extractions se sont faites sur des couches apparentes situées à flanc de colline, semblables à celle qui est encore visible près du cimetière de la commune. Il se dit que sous Henri IV, on grattait déjà le "charbon de terre". Ces affleurements étaient exploités d'une manière rudimentaire sous la forme de trous peu profonds. Le charbon était hissé en surface à l'aide de treuils en bois. Il n'était utilisé que pour le chauffage domestique. Photo ci-dessous: conseil d'administration en 1904.

    Ci-dessous, la fanfare des mines de Bert en 1888. Une usine de semelles de caoutchouc est désormais implantée sur cet ancien site minier (photo plus bas).

    La direction.

    Le site.

    Les mineurs.

    Maisons des ingénieurs des mines.

    l'ancienne ligne du chemin de fer

    loisirs à bert

    son cours de tennis

    son aire de jeux

    son étang

    son camping

    sa piscine

    son mini-golf

    petite balade dans le bourg

    quelques belles demeures

    Dans un joli parc arboré, le manoir des Bourachots, deux premières photos ci-dessous, a été construit au XIXème siècle, dans un style néoclassique que l'on retrouve dans les maisons de maître des Godets par exemple (troisième photo).