bessay-sur-allier

    Superficie de 3460 ha - Altitude de 209 à 271 mètres - 1393 habitants environ.

    Le blason de la commune possède un crénelé qui renvoie au château des Bourbons ainsi qu'au statut d'oppidum de Bessay. La couronne de laurier fait référence à son important passé gallo-romain, tandis que le cheval est l'attribut de saint Martin, patron de la commune. La gerbe de blé et le sinople symbolisent l'activité agricole, la face ondée évoquant l'Allier, et l'azur la route Bleue qui traverse Bessay.

    Dès l'époque gallo-romaine, le territoire de Bessay connaît une occupation importante, ainsi que l'attestent les vestiges d'un "oppidum", et le passage d'une voie Romaine au vallon des "Billards". Au Moyen-Age, la paroisse est groupée autour de l'église, du prieuré et de l'hôtel-Dieu. Une charte de 1096 indique la présence d'un "praepositus", officier rendant la justice au nom des seigneurs de Bourbon.

    En 1105, un prieuré est signalé sur la commune en tant que dépendance du prieuré de Saint-Pourçain, relevant lui-même de l'abbaye de Tournus. L'installation, vers le milieu du XIIIème siècle, de Guillaume de Bourbon, fils d'Archimbault VIII, issu de la branche dite de Bessay, favorise le développement de la commune.

    Au pied de la motte Saint-paul (photo ci-dessous), siège du château et de la chapelle seigneuriale détruits depuis, un faubourg se forme. La présence, dès le XVIIème siècle, d'un régisseur agricole appelé "bovatier" indique l'implantation d'un relais de poste qui confirme l'importance de la commune, par ailleurs placée sur le trajet des itinéraires royaux. La paroisse devient commune à la révolution, et acquiert sa configuration définitive en 1802 par sa réunion avec la paroisse de Neuglise et l'adjonction du Roussat. Dans le local de la Vieille-poste, furent trouvés vers 1876 les restes de deux squelettes, dont l'un portait au bras un bracelet de bronze.

    Il ne demeure que deux ou trois maisons de ce que fut la paroisse de Neuglise, disparue au XIXème siècle. Le plan cadastral de 1825 montre qu'il existe alors une église et une quinzaine d'autres bâtiments. La demeure ci-dessous formait jadis une construction en équerre complétée par des bâtiments annexes, le tout délimitant une cour rectangulaire fermée.

    Il ne subsiste que deux pavillons de brique symétriques, qui enserraient la cour au sud et le corps du bâtiment nord. Ce dernier comporte des murs réalisés selon la technique classique du pan de bois à cadres, raidis par des croix de Saint-André. La majeure partie, à l'ouest, est couverte par une charpente de type gothique à fermettes.

    A l'inverse, l'aile est de la maison a reçu une charpente classique avec fermes et pannes, signe probable d'un changement de structure destiné à faciliter la construction du retour d'angle. les deux lucarnes d'accès au grenier sont vraisemblablement des ajouts ou des restaurations postérieures. Classée Monument Historique en 1988.

    La maison du XVIIème siècle ci-dessous est la seule habitation en pans de bois située au bourg. Cette petite demeure de deux pièces est probablement à l'origine une maison de journalier (qui travaille la journée), appelé aussi brassier ou manouvrier. Il fait partie intégrante du fonctionnement des exploitations agricoles sous l'Ancien régime. Les murs à pans de bois sont garnis de torchis et enduits à la chaux.

    Autre exemple, cette maison de ferme du XVIIème siècle où seuls les pignons et la façade laissent encore apparaître les pans de bois. Dans la cour, se trouve une mare d'où a été extraite la terre nécessaire à la confection du torchis. Les pièces intérieures communiquent toutes entre elles, et les plafonds sont en poutre apparentes, de même que les murs de cloisonnement à pans de bois. Son colombage, constitué de simples écharpes obliques assemblées et garni d'un hourdis de torchis, est plus léger que celui en brique. Il s'adapte davantage aux déformations du temps, n'exigeant que des rajouts de couches de torchis.

    La grange du XVIIIème/XIXème siècles ci-dessous, d'un volume impressionnant, comporte un porche saillant permettant d'abriter rapidement des chargements de foin ou de paille. Elle a la particularité de na pas former un ensemble avec la maison d'habitation qui s'en trouve éloignée de quelques mètres.

    Autre exemple, il existait sur la commune une vaste grange-étable de 1864 comportant deux étables à couloir central: une vacherie à gauche et une bouverie à droite. Elle était dotée d'ouvertures d'aération en zinc. Les murs étaient en brique et jalonnés de chaînages d'angle en calcaire. L''encadrement des portes d'étable était en bois, tandis que les fenêtres semi-circulaires étaient couvertes par un arc surmonté d'un arc de décharge, tous deux en brique. Photo ci-desous, bâtiment de droite: autre exemple de grange à gros volume.

    l'ancien lavoir