bresnay

    Superficie de 2313 ha - Altitude de 235 à 357 mètres - 377 habitants environ.

    A partir du Moyen-Age, l'histoire de Bresnay est liée à celle de Souvigny. La paroisse faisait partie de la châtellenie de Verneuil, et de l'ancien diocèse de Clermont. Elle appartenait à Souvigny, cette possession étant confirmée au prieuré par le Pape Eugène III en 1152. Le château des Ecossais et le château de Givry témoignent de l'importance des seigneurs de Bresnay.

    En 1569, la paroisse compte cent dix-sept feux et, en 1686, encore une centaine. La commune vit alors de ses cultures et de ses vignobles. Plus tard, l'exploitation de gisements d'antimoine se développe. Au XXème siècle, la population décroît, et le secteur agricole, élevage et vignoble notamment, a tendance à diminuer au profit des secteurs du commerce, de l'artisanat et de l'industrie.

    A Bresnay, les moines chartreux possédaient le domaine de Montmalard, dont ils exploitaient les vignes et les mines d'antimoine. Une petite chapelle faisait partie des bâtiments monastiques d'habitation et d'exploitation. L'ensemble, vendu après la révolution, devient une ferme. Aujourd'hui, les différents bâtiments ont été détruits ou remaniés.

    Le domaine ci-dessous est un ensemble vigneron comme il en existe beaucoup jusqu'au XXème siècle sur la commune de Bresnay et dans le canton. Le logis, en pisé, rappelle les maisons de maître, avec sa façade symétrique, sa corniche et son petit muret qui entoure un jardin et auquel est accolé un pavillon en ruine. La grange-étable possède une entrée en avancée. Deux pressoirs sont chacun au-dessus d'une cave.

    Le bâtiment ci-dessous, par sa morphologie et l'aspect de ses lucarnes, est une construction locale typique du XVIIIème siècle. La maison est remaniée au début du XIXème siècle pour devenir une auberge. Elle ne cesse de servir comme auberge et restaurant tout au long du XIXème siècle. A l'intérieur, une cheminée était vraisemblablement dotée à l'origine d'un miroir, inséré dans le cartouche sculpté qui domine l'âtre. De fines moulures et des motifs floraux décorent l'ensemble.

    Le petit bâtiment ci-dessous en rez-de-chaussée, surmonté d'un fenil, contient une pièce d'habitation sur laquelle ouvre un four. La seule dépendance semble être une porcherie ou un poulailler. Cette unité d'habitation minimale sert de logement aux ouvriers agricoles et aux paysans les plus pauvres.

    Une plaque rappelait l'engagement des recrues en 1941, selon le système d'appel annuel obligatoire du contingent. Les jeunes gens retenus voient ainsi figurer leur nom en gros caractères. Généralement, la plaque comportait aussi les photographies des engagés, ce qui n'était pas le cas à Bresnay. Elle se situait au niveau de l'église et c'était une façon de célébrer et d'encourager leur engagement.

    La commune a eu un grand nombre de châteaux, dont la plupart ont disparu, comme celui de Champagnat. Dans la paroisse de Chemilly, il fut signalé "les chasteaux et seigneuries de La Jolivette, des Foucaults et de Biraigue". Seul ce dernier n'a pas subsisté. De même, Soupaize, qui était une ancienne paroisse, a été intégré dans la paroisse de Chemilly. Il est signalé comme "le chasteau de Bouys", lui aussi disparu, et dont les droits de seigneuriaux ont été accaparés par une seigneurie voisine. Photo ci-dessous: restes de l'ancien couvent des Jacobins de 1638.



    En décembre 1442, le duc Charles de Bourbon permettait au prieur de Souvigny "de faire construire à Bresnay un fort château pour la garde et la sûreté de sa personne, ses successeurs, leurs serviteurs, sujets et biens de leurs sujets circonvoisins pour s'y retirer en temps de guerre et de péril....fortifications jurables et rentables, à lui et à ses successeurs ducs de Bourbon et sans préjudice des droits qu'il a de retirer ses sujets en ses châteaux et forteresses de Verneuil, Souvigny et autres...". Mais, rien ne peut affirmer que cet édifice a bien été construit au bourg de la commune. En effet, il pourrait s'agir non pas du bourg de Bresnay, mais peut-être du site du Châtelus, dont la terre avait fait, vers l'an mille, l'objet d'une donation à Cluny. D'autant qu'à côté des bâtiments actuels de Châtelus, il subsiste les ruines d'un ancien château important avec des traces d'enceintes.