chapeau

    Superficie de 3342 ha - Altitude de 255 mètres - 228 habitants environ.

    L'origine du nom de la commune fut de cappelus, mot latin vulgaire diminutif de cappa, capuchon, ou jusqu'au XVIème siècle, couronne de fleurs.

    Les fouilles réalisées en 1928 sur la butte du domaine de La Vallée ont révélé une occupation ancienne du territoire de la commune. Plusieurs objets archéologiques ont été exhumés, dont un os travaillé et percé d'un trou d'époque néolithique, un médaillon mérovingien et un vase médiéval entier. Dès cette époque, la paroisse comporte deux fiefs: la Motte-en-Chapeau et la Cour-en-Chapeau. Longtemps desservie par une terre ingrate, des étangs et des bois, le village bénéficia des travaux de Victor de Tracy, qui parvint par des amendements, engrais, drainages et dessèchements des marécages, à enrichir l'agriculture et à développer l'élevage.

    La culture du froment, du chanvre et de la vigne occupèrent une place importante. Malgré les rigueurs et la famine de l'hiver 1709, Chapeau conservera son caractère agricole et forestier. Elle possède d'importants communaux, dont la majorité est constituée de bois, exploités et vendus par adjudication, de même que les terres arables qui en dépendent. La paroisse de Chapeau était à la présentation du prieur de Saint-Pourçain, de même qu'un prieuré signalé sur le site au XVIème siècle.

    La réserve de "la Motte", ci-dessous, est une construction très soignée. Elle faisait vraisemblablement partie de bâtiments d'exploitation attachés à une grande propriété. Sa construction remonterait au XVIIème siècle, et elle aurait servi à stocker du grain. La pan de bois qui la constitue est un type rare dans la région, dit "à grilles verticales". Ce dernier était-il plus riche, en ce sens qu'il consommait plus de bois que les autres? Il était nommé "tant plein que vide", ce qui correspondait au fait que le hourdis couvrait autant de surface que les pièces de bois.

    La croix ci-dessous est décorée d'un motif floral en son centre. Elle appartient aux croix de type enhendé, dont l'extrémité rappelle le motif de la fleur de lis. Elle était utilisée comme point de passage lors des processions dédiées à saint Roch, destinées à lutter contre les maladies, notamment la peste. Le four à pain était entièrement fermé, et était l'un des lieux communs à tous les habitants du village. Photo plus bas: ancien couvent  de 1866.

    chapeau et la seconde guerre mondiale

    Pendant le conflit, le curé du village passa lettres et personnes de part et d'autre de la ligne de démarcation, qui jalonnait sa paroisse, et dissimula, entre autre, dans son presbytère (photo ci-dessous), un général poursuivi par la Gestapo.

    Sur une partie d'un mur de l'ancien couvent (photo ci-dessous), est dessiné un emblème militaire: le diable rouge. Il a été peint par un soldat artiste peintre, rappelant le passage et le stationnement dans la région du 152ème régiment d'infanterie au cours de la seconde guerre mondiale.

    La stèle ci-dessous a été érigée à la mémoire des Chapeautois fusillés après le massacre survenu à la ferme des Mayences, à la fin de la seconde guerre mondiale.

    Le 05 septembre 1944, un détachement du 2ème régiment de la garde y est surpris par des troupes Allemandes en retraite, stationnées à Montbeugny. Vingt et un soldats Français périrent lors de l'attaque. Les civils travaillant sur le domaine sont alors pris à partie par les soldats Allemands qui les accusent d'être des maquisards. Deux d'entre eux sont fusillés, et un  troisième est abattu alors qu'il tentait de fuir. Les cadavres sont dépouillés, et le domaine est pillé.