châtel-montagne: patrimoine

    église notre-dame

    présentation

    En 1083, le seigneur Dalmace et sa femme donnent l'église Sainte-Marie de Châtel aux moines de Cluny, donation confirmée en 1095 par le pape Urbain II. La paroisse passe du diocèse de Clermont à celui de Moulins en 1823. Cette église, de style roman Bourguignon et Auvergnat, est construite entre le XIème et le XIIIème siècle. Elle comporte une nef à quatre travées, flanquée de bas-côtés étroits, un transept peu saillant et un choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes. Découvrir cet édifice fait toujours grande impression. Dès qu'on l'aperçoit de loin, cette église s'affirme comme un monument. Dans ce site grandiose de la Montagne Bourbonnaise, son élévation, sa beauté créent une présence. Classée Monument Historique en 1840.

    la nef

    Les parties basses de la nef sont d'abord édifiées, puis toutes les nefs ainsi qu'une tribune sont élevées. Un faux triforium est également créé. La nef forme, avec le massif ouest, une unité architecturale et chronologique dans laquelle réside tout l'intérêt de l'église. Les fausses tribunes en sont un élément majeur. La nef mesure intérieurement 21.5 mètres de long. Elle est assez étroite (4m50), mais relativement haute (12m60 sous la voûte), presque trois fois la largeur. L'articulation en quatre travées est soulignée par les forts arcs doubleaux de la voûte en plein cintre, et par les colonnes engagées qui les reçoivent. De part et d'autre, elle est flanquée de bas côtés surmontés de fausses tribunes. Des fenêtres hautes assurent un éclairage direct.


    Les piliers de la nef sont carrés et flanqués sur chaque face d'une colonne engagée ronde, de type Auvergnat, supportant un chapiteau. Sur la face tournée vers la nef, un dosseret peu saillant prolonge la pile carrée au-dessus du niveau des fausses tribunes, et donne l'illusion que le pilier tout entier se prolonge jusqu'à la voûte. La colonnette engagée sur cette face et son chapiteau supportent le doubleau de la voûte.

    Trois niveaux d'arcades limitent latéralement la nef. En bas, dans chaque travée, une grande arcade en plein cintre, fourrées, tendue de pilier à pilier. Les surmonte une rangée de trois ouvertures également en plein cintre, ouvrant dans le vide du collatéral: les fausses tribunes. Ces ouvertures sont séparées par des piliers carrés sans décoration, de type Bourguignon. Enfin, juste au-dessus et séparé par une rangée de billettes typiquement Auvergnates, une fenêtre flanquée de part et d'autre d'une arcature aveugle, toutes trois situées immédiatement sous le départ de la voûte. trois marches ébrasent le bas de la fenêtre.

    La voûte en berceau de la nef, renforcée par ses arcs doubleaux en plein cintre, à bords droits et arrêtes vives sans décoration (comme tous les arcs de l'église), est de type Bourguignon. A l'est, la nef se continue avec la croisée du transept dont l'entrée est marquée par un arc en ogive. A l'ouest, la nef est limitée dans sa partie basse par ce qui subsiste de la façade primitive, sa partie haute se continuant sans discontinuité avec la tribune, étage haut du massif ouest.

    La nef et les bas-côtés sont couverts par deux toitures distinctes, en tuiles "Romaines". Les entablements des toitures reposent sur de classiques modillons à rouleaux, qui sont loin d'être exclusifs aux architectures Auvergnates et dont une grande partie a été restaurée. Deux modillons à face humaine, anciens, sont situés presque au-dessus du porche sud. A l'étage de la nef, on retrouve comme à l'intérieur une rangée d'arcatures à arcs en plein cintre. Dans chaque travée, que scande un contrefort, une fenêtre est flanquée de deux arcatures aveugles, l'arc retombant sur de simples pilastres, sans aucun ornement. L'étage du collatéral est percé de fenêtres éclairant les bas-côtés.

    Sur la façade sud, on distingue nettement, au-dessus du cintre des fenêtres, les quelques assises de pierres qui correspondent au rehaussement du mur au XIIème siècle. Sur la façade nord, les importants travaux de restauration du XIXème siècle, réalisés avec une pierre plus claire, sont évidents. Placés en regard des colonnes des bas-côtés et de la nef, des contreforts marquent extérieurement la division en travées, à ces deux étages. C'est, avec le cordon de billettes, horizontal mais contournant l'arc des fenêtres des bas-côtés et s'interrompant au niveau des contreforts, la seule décoration des façades latérales. Un pignon dépassant les toitures sépare la nef et les collatéraux du massif ouest.

    le porche

    Le porche comporte deux étages. Au rez-de-chaussée, le massif occidental s'ouvre largement vers l'extérieur par trois arcs sur sa façade ouest et un arc sur chaque face latérale. Il est divisé en trois nefs d'une travée, séparées par deux arcs en plein cintre. Sous le porche, le grand portail ouest, très simple, coiffé d'un double rang de claveaux sans moulures, s'ouvre sur la nef.

    De part et d'autre du portail, entre les contreforts, est réalisée une niche cintrée dont le fond est constitué par la façade primitive. A la partie basse de la niche, une murette rajoutée en fin de construction, et latéralement deux colonnettes de réemploi supportant le cintre de la niche. Ces colonnettes supportent les chapiteaux qui sont, peut-être, les plus anciens de l'église. A moins qu'il ne s'agisse de création "à l'ancienne" du XVIIIème siècle, érodés par les vents d'ouest.

    A l'origine, le porche était un lieu "public", ce qui ne signifie pas "profane". les mariages y étaient parfois célébrés avant les injonctions du concile de Trente. Le seigneur pouvait y rendre sa justice, mendiants et pèlerins pouvaient y trouver un abri. Parfois, des marchés pouvaient s'y tenir.

    L'étage du porche formant tribune s'ouvre à l'intérieur, sur la nef de l'église, par une large arcade médiane. Construite en même temps que reprenait la surélévation de la nef, le sol de la tribune est au niveau de l'arase des grandes arcades et sa voûte en berceau prolonge celle de la nef. Les collatéraux, voûtés en demi berceaux, ne communiquent qu'avec la tribune, par deux arcs. Des restes de peintures anciennes (fresques, rubans plissés, fleurs stylisées) apparaissent encore sur ces arcs. La tribune avait habituellement un rôle religieux. Dans la tradition Carolingienne, elle refermait souvent une chapelle dédiée à saint Michel. Cela a peut-être été le cas à Châtel-Montagne, mais aucune preuve ne le confirme.

    A l'extérieur, les voûtes des collatéraux du porche et leur toiture sont nettement surélevées par rapport à celles des collatéraux de la nef. Au-dessus de l'arcade latérale du niveau bas, la façade latérale au niveau de la tribune est amincie et en retrait, comme posée sur une marche. Sur la façade sud, cette marche sert de support à une rangée décorative de quatre petites niches cintrées, dont une seule ouverte éclairant le collatéral de la tribune. Le massif occidental peut être rapproché de modèles Bourguignons, car il s'ouvre vers l'extérieur, au rez-de-chaussée. Par contre, la tribune est beaucoup plus ouverte vers la nef qu'en Bourgogne où la communication est étroite, ainsi qu'en Auvergne, où l'ouverture est subdivisée par des arcatures.

    Ci-dessus et ci-dessous, ancienne fenêtre murée à droite de la porte.

    la façade ouest

    C'est l'une des rares façades occidentales tout à fait élaborées que possède l'Auvergne, oeuvre d'architecture pure, bâtie sur deux plans accolés, où la décoration se réduit à un cordon à billette et trois cordons continus. Quatre épais contreforts sont plaqués contre la façade qu'ils divisent en trois bandes verticales. Six arcs en plein cintre unissent ces contreforts, réalisant deux niveaux de trois niches, les deux centrales étant plus hautes et plus larges que les latérales. Les six niches laissent apparaître le mur de façade lui-même du massif ouest, dans lequel sont percées les portes et fenêtres. Un cordon à billettes crée l'illusion d'un sommier partiellement masqué par le plan des contreforts et des arcatures. Les ouvertures latérales de l'étage bas sont désaxées. Tout cherche à donner l'impression d'une seconde façade ajourée rapportée sur une façade déjà achevée.

    Au niveau bas, juchée au sommet d'un escalier de 13 marches, s'ouvrent trois arcades en plein cintre, doublées intérieurement d'arcs plus bas percés dans le plan postérieur de la façade. L'arcade du milieu est d'une largeur correspondant sensiblement à celle de la nef. Les arcades latérales, un peu moins élevées, sont dans le prolongement des bas-côtés, plus étroites, désaxées vers l'extérieur et asymétriques. Les trois niches de l'étage sont seules décorées.

    Dans sa moitié inférieure, la niche médiane est ouverte par deux fenêtres inscrites sous deux arcs portés par des colonnettes qui reposent sur un cordon à billettes, créant l'illusion d'un sommier. Dans la partie supérieure de la niche médiane, une troisième baie à arcature, reposant sur un cordon continu, est soulignée d'un simple sourcil prolongé par des cordons. Dans chaque niche latérale, une fenêtre à arcature, sans décor, repose sur le pseudo sommier.

    Tout en haut de la façade, reposant sur un cordon horizontal continu, deux arcatures aveugles allègent le pignon, exhaussé sans sa partie centrale et surmonté d'un crucifix. Cette façade, prenant une teinte dorée au soleil de fin d'après-midi, est à admirer depuis le bas de la route de Vichy. La façade de Notre-Dame de Châtel-Montagne, avec son escalier, aurait inspiré celle de la cathédrale du Puy.

    le transept

    Le transept, surélevé à partir des murs du transept de l'église primitive, ne déborde latéralement l'alignement des murs de la nef, que de 80 cm. Ses voûtes sont rehaussées au niveau des autres voûtes de l'église: berceaux transversaux sur les bras du transept, coupole sur la croisée. Les piliers du carré du transept ne sont que les piliers de l'église primitive qui ont été renforcés et rehaussés. Les deux piliers situés à l'est se prolongent par le mur délimitant la travée droite du choeur du déambulatoire.

    Les quatre piliers du transept sont directement surmontés par le tambour d'une coupole pénétrant très haut dans la base du clocher. Cette coupole est portée, aux quatre angles, par de petites trompes, d'une formule toute régionale. A sa base, côté est, la coupole est percée d'une petite fenêtre. Les quatre arcs du carré sont à un niveau de très peu inférieur à celui du berceau de la nef. On voit s'engager de la nef vers le choeur le dernier doubleau de la nef surmontant l'arc brisé ouest de la croisée puis, plus loin, l'arc brisé est de la croisée, dédoublé en marche d'escalier. Les croisillons du transept, insérés directement sur le carré, prolongent les collatéraux, car à peine plus larges qu'eux. Ils sont voûtés en berceau perpendiculairement à l'axe de l'église, à même hauteur que la nef. Un "oculus" supérieur et des fenêtres ont été percés au XIXème siècle sur le mur du fond des croisillons. La fenêtre sur le mur est du croisillon sud est est du XIIIème siècle.

    A l'extérieur, le pignon sud du transept a été enlaidi par les restaurations du XIXème siècle, responsables d'un aspect plat, massif, sans aucun relief. Il "déborde" latéralement dans sa partie haute suivant l'interprétation "romantiques" du style roman au XIXème siècle. Une rangée de billettes rappelle la rangée de la façade sud et contourne la fenêtre basse. dans sa partie haute, sous l'horloge", l'oculus rond est traité en marches d'escalier concentriques. Il est également entouré d'un cercle de billettes. La nouvelle sacristie qui cache la base de ce pignon, est de même facture massive, car créée en même temps que lui. Le pignon nord est en partie masqué par une tourelle d'accès au clocher datant également du XIXème siècle. Disgracieuse mais indispensable, elle remplace l'échelle en bois utilisée à l'origine.

    le chevet



    Un déambulatoire, avec quatre chapelles rayonnantes, entoure un choeur en cul de four dont la voûte a été rehaussée au niveau de celle de la nef. Il est d'une parfaite exécution, car de réalisation très tardive. Le chevet, surélevé de deux marches sur le transept, en est séparé par les deux piliers est de la croisée. Il commence par une travée droite, dite de choeur, bordée par la travée droite des collatéraux voûtés en demi-berceau. Sa voûte a été rehaussée au niveau de celle de la nef. Cette travée droite date en grande partie de l'église primitive.

    Visuellement, outre les trois marches, la séparation entre le transept et le choeur est renforcée par les deux arcs brisés est de la croisée, en ressaut, qui s'appuient directement sur les piles de la croisée. Les retombées des arcs latéraux se font sur des demi-colonnes engagées dans les piles. Deux grosses colonnes rondes marquent la séparation entre la partie droite du choeur et l'abside. Elles facilitent le raccordement des cinq voûtes qui retombent sur chacune d'elles (voûtes des parties droites et courbes du déambulatoire avec celles du berceau du rond point du choeur et des berceaux entre les colonnes).



    De l'extérieur, le cul-de-four du choeur, demi-ellipsoïdal, est décoré, dans sa partie encore droite, de deux arcatures aveugles unies par une colonnette puis, dans sa partie courbe, de trois baies avec vitraux. Comme décoration, on retrouve des contreforts scandant l'espace entre les fenêtres des chapelles rayonnantes et un cordon de billettes entourant le choeur, passant en "sourcil" au-dessus des fenêtres. Plus bas, c'est le toit de la galerie tournante sur les murs de laquelle viennent simplement s'appuyer les toitures mi-coniques des quatre chapelles rayonnantes, entre chacune desquelles s'ouvre une des fenêtres du déambulatoire. Les trois baies ouvertes sur chaque chapelle sont séparées par de simples contreforts en biseau. Cet étagement des toitures rappelle fortement les églises d'Auvergne, mais ce modèle s'était déjà largement répandu en France depuis le XIème siècle.

    le rond-point du choeur

    Le rond-point du sanctuaire entourant le maître-autel est circonscrit par six colonnes cylindriques sur montés de chapiteaux placées dans le prolongement des deux grosses piles. Piles et colonnes sont unies par des arcs peu élevés sur lesquels repose le mur parabolique de l'abside haute. Ce mur est voûté, en cul-de-four, et paré de sept arcades sur colonnettes, dont les deux extrêmes et la médiane sont fenêtrées. Au-dessus de lui, à la base du cul-de-four, sont percées trois fenêtres, encadrées et accostées d'arcatures, selon le système habituel des grandes églises d'Auvergne, à ceci près qu'à Châtel-Montagne, il y a deux arcatures aveugles entre deux fenêtres. La construction du choeur est tardive, à la fin de la période romane, alors que toutes les techniques de construction sont parfaitement connues, elle s'avère très soignée et de qualité. les contreforts, tous semblables, les fenêtres du déambulatoire presque de même taille que celles des chapelles,annoncent la transition vers le gothique.

    le déambulatoire

    A l'entrée du déambulatoire, et en vis-à-vis de chaque grosse pile cylindrique, deux colonnes jumelées sur un bahut, sont dressées contre le mur périphérique, chapeautées par un tailloir commun. Elles reçoivent deux arcs doubleaux reposant par une extrémité sur la grosse colonne, l'autre extrémité s'appuyant sur une des deux colonnes jumelées, délimitant ainsi la fin de la travée droite collatérale du choeur et le début de la galerie tournante.

    La galerie tournante de Châtel-Montagne est couverte par un simple berceau annulaire continu que pénètrent les prolongements des cintres des arcs du rond point et ceux des chapelles. A noter le "bahut", typiquement Auvergnat, appuyé sur le mur extérieur, faisant le tour du déambulatoire entre les chapelles et sur lequel reposent les piliers.

    les chapelles

    Les chapelles rayonnantes sont au nombre de quatre, conformément au plan des églises dont le maître-autel est consacré à la Vierge. Selon une habitude Auvergnate, il ne Lui est pas dédié de chapelle particulière dans l'axe du chevet. Vitraux ci-dessus: saint Jean-Baptiste, Mater Dolorosa, saint Martin.

    Chacune des chapelles possède trois fenêtres. Quatre colonnettes reçoivent sur leur tailloir, saillant latéralement, les arcs d'ouverture de ces fenêtres. Les arcs d'ouverture des chapelles sont également portés sur des colonnes dégagées. Entre chaque chapelle, le mur est également ouvert, entre deux colonnes jumelées, d'une fenêtre encadrée d'un arc sur colonnettes, plus haute que les fenêtres des chapelles. Vitraux ci-dessus: saint Simon, saint Michel et saint Genest.

    Toutes ces fenêtres sont placées, comme les colonnettes dégagées qui les encadrent, sur une corniche faisant le tour du choeur sur un seul niveau et rappelant le "bahut" plus bas situé du déambulatoire. C'est une particularité de ce chevet. Vitraux ci-dessus: saint Hippolyte et sainte Anne. Vitraux ci-dessous: saint Jean, sainte Marguerite-Marie, saint François d'Assises.

    le clocher

    La tour clocher centrale, surmontant le carré du transept, a perdu sa flèche pendant la révolution. Elle a été construite sur le type "Bourbonnais-Bourguignon". On distingue trois étages. Un étage inférieur qui renferme la coupole du transept, avec sa petite fenêtre ouverte à l'est. il forme un soubassement, dépassant de peu les toitures. Un étage moyen, dont les arcatures sont aveugles et un peu plus larges qu'à l'étage haut. Il est partiellement occupé par le sommet de la coupole. Un étage supérieur, contenant le beffroi et les trois cloches. Ses arcatures ouvertes sont masquées, au nord et au sud, par des abats-sons.

    L'étage inférieur du clocher, ainsi que la face ouest, côté des intempéries, sont en maçonnerie pleine sans autre décoration que les deux bandeaux profilés en larmier, séparant les trois étages sur les quatre faces et la corniche à modillons courant sous la toiture. Les deux étages supérieurs, sur les faces sud, est et nord, sont traités de la même manière. En effet, des colonnes engagées décorent les quatre angles et le milieu des trois faces. De part et d'autre de la colonne décorative médiane, chaque face est ornée d'arcades jumelles, en plein cintre, séparées par une colonnette mitoyenne commune avec chapiteau. Depuis le XIXème siècle, une tourelle contenant un escalier appliquée contre la face nord a été créée pour accéder au clocher, en remplacement des échelles de bois utilisées précédemment. Un toit en bâtière, en tuiles Romaines, recouvre le clocher depuis que la flèche a été abattue à la révolution.

    la sacrisitie

    La sacristie actuelle, construite avec un granit gris-bleuté extrait au Mayet-de-Montagne et scié mécaniquement, témoigne de la même emphase romantique que le porche sud, les pignons du transept et la tourelle d'accès au clocher, et comporte la même décoration, car ils datent tous des travaux de restauration du XIXème siècle. Photo ci-dessous: face interne du portail sud.

    les chapiteaux du xiième siècle

    Les chapiteaux de l'église sont généralement assez simples, ceux de la partie sud étant davantage décorés. Celui présenté ci-dessous est peut-être inspiré d'un fabliau. Il représente un âne chargé d'un bât et, sur chaque côté, un homme. Dans l'une des chapelles, des chapiteaux très différents représentent des animaux affrontés pouvant symboliser les évangélistes. Ci-dessus: les sonneurs de trompe.

    Ci-dessous: singes en orant et orants à genoux.

    Ci-dessous: les saltimbanques et orants à queue de poisson.

    Ci-dessous: personnages entrelacés et lions affrontés.

    Ci-dessous: pècheresse repentie et animaux affrontés et acculés.

    Ci-dessous: lions affrontés.

    Ci-dessous: Daniel dans la fosse aux lions et les deux aigles.

    autres chapiteaux

    Ci-dessus: lions affrontés. Ci-dessous: motifs végétaux.

    Ci-dessous: la fontaine, les ruches, chapiteau martelé, noeud de cordage et trois têtes.

    le mobilier

    Aucune des chapelles n'est dédiée à Notre-Dame, l'édifice entier étant pourtant placé sous son vocable. Ci-dessus, la Vierge couronnée exprime, par la délicatesse de ses traits, douceur et bonté. La Vierge, debout, légèrement hanchée, est vêtue d'un manteau ocre rose ouvert sur une robe bleue. Ses cheveux en bandeau, sont couverts d'un voile blanc surmonté d'une couronne à trèfles. Ses pieds, chaussés, écrasent le serpent. L'Enfant repose sur son bras gauche. De la main droite, il bénit et sa main gauche est posée sur un globe. Inscrite à l'inventaire complémentaire des Monuments Historiques en 1994.

    Ci-dessus: Christ en Croix sur la poutre de gloire. Ci-dessous: Piéta, inscrite à l'inventaire complémentaire des Monuments Historiques en 2010.

    le chemin de croix

    Peinture sur tôle fin XIXème, début XXème siècle. Oeuvre du P. Athanase Desrosiers, de la Congrégation des Chanoines réguliers de l'Immaculée conception, curé de Châtel-Montagne de 1891 à 1912. Inscrite à l'inventaire complémentaire des Monuments Historiques en 1999.

    horloge avec renvoi du mouvement

    Reproduction d'un modèle Allemand de 1860, le mécanisme de l'horloge ci-dessous est remarquable. Les roues sont en cuivre ou en bronze de première qualité. Les pignons sont en acier trempé. Deux contrepoids en granite entrainent le mécanisme. Le plus gros de trois cent kilos sert à la sonnerie. La cloche, quant à elle, est toujours actionnée par des cordes manuelles.

    Payée par souscription communale, elle a été fabriquée en 1927 à Morez du Jura par Odobet Cadet sur un modèle Allemand de 1860. Ne pouvant être installée dans le clocher, exposé aux intempéries et d'accès dangereux en hiver, elle mobilise les aiguilles du cadran par un système de renvois à cardans. Le poids de 300 kgs doit être remonté chaque semaine.

    autres vitraux

    Les vitraux du choeur, ci-dessus, représentent sainte Hélène, la crucifixion et saint Paul. Ci-dessous: saint Louis, saint Pierre et saint Joseph.

    bénitier avec blason effacé

    autres statues

    vestiges de l'ancien château

    Dès le XIème siècle, Châtel-Montagne est le siège d'une importante baronnie appartenant à la famille du même nom. En 1265, les sires de Châtel, seigneurs de Montmorillon, possèdent ce château. A partir du XIVème siècle, le fief passe entre diverses mains. Il est acheté, en 1502, par Nicolas Popillon, écuyer et fils de l'orfèvre Moulinois président de la chambre des comptes du duc de Bourbon. D'autres seigneurs de Châtel se succèdent ensuite. La puissante famille Brunet d'Evry conserve cette terre jusqu'au XIXème siècle. A l'origine, le domaine est entouré d'une vaste enceinte à sept tours d'angle. Mais, le château est mal entretenu au XVIIème siècle et déjà très dégradé en 1720. Il ne reste aujourd'hui que des ruines.

    travail de bassinet

    Cet appareil servait à maintenir les grands animaux pendant qu'on les ferrait ou qu'on les soignait.

    le puy du roc

    Vous rencontrerez sur votre gauche une Vierge à l'Enfant. Vous avez, en direction du Puy du Roc, accès à un premier point de vue sur le village. Si vous désirez continuer l'ascension, empruntez le chemin de croix qui vous mènera jusqu'au sommet du Puy du Roc où vous trouverez une table d'orientation. L'ascension est relativement difficile. Soyer prudent par temps humide.