châtelus

    Superficie de 664 ha - Altitude de 315 à 505 mètres - 120 habitants environ.

    Le nom de la commune vient du latin Castrum (camp, puis château) et Lus (lumière). Ce nom avait été donné du fait que Châtelus se trouve sur un éperon rocheux dominant, toujours éclairé par le soleil et vu de très loin, ce qui permettra la construction d'un fort de bois.

    Châtelus était un village Gaulois. Ses habitants étaient principalement des Celtes, guerriers intrépides, cavaliers passionnés, forgerons experts et artisans d'une habileté consommée.  Ils étaient également porteur de mythes brillants, d'une religion, d'une culture originale et d'une langue indo-européenne qui leur était propre.

    Après l'invasion Romaine en 52 avant J.C., Châtelus deviendra un village conséquent, notamment par son artisanat de haute qualité, ses exploitations agricoles diverses, qui permettront à la commune son autonomie locale. La commune se situe à la frontière de l'Occitanie, ce qui explique la présence de toitures en tuiles creuses et en tuiles plates. Le village a pendant longtemps accueilli marchés et foires.

    Le site se trouve sur la voie Romaine qui relie Cusset à Marcigny (photo ci-contre issue du site de la commune).

    D'ailleurs, au sud de la commune, sur cette voie antique de Châtelus à Arfeuilles, se trouve une borne de granit à gros grains (photo ci-dessous). Cette borne, tronquée dans sa partie supérieure, possède un socle cubique. Elle servait à baliser le tracé de la voie Romaine Vichy-Roanne.

    Photo ci-dessus: vue sur l'ancienne sacristie, la maison des dîmes et l'église Saint-Cyr.

    L'évocation la plus ancienne date de 1196. Le vieux château se trouvait sur la butte au-dessus de la maison des dîmes. Daté du XIIème siècle, il est transformé et restauré aux XIVème et XVème siècles, puis laissé à l'abandon. Sous le règne de Philippe Auguste, le baron Guichard de Châtelus devient le seigneur du château de Châtelus. Le fort en bois est remplacé par un édifice en pierre protégé d'un coté par un pan abrupt et d'un corps de garde de l'autre coté. Ce vassal du sire de Bourbon, du comte du Forez, du sire de Beaujeu, possède de nombreuses terres de revenus s'étendant sur plusieurs communes. Les seigneurs de Châtelus, premiers barons du Bourbonnais, se rendirent célèbres lors des croisades et de la guerre de Cent Ans.

    En 1424, Brémont de Lévis se marie avec Annette de Châteaumorand. La très puissante famille de celle-ci possède un château situé à Saint-Martin-d'Estreaux dans lequel ils s'installent à partir de la fin du XVème siècle. Celui de Châtelus se dégrade alors progressivement. Le dernier des Châteaumorand, Antoine, n'eut qu'une fille, Gabrielle, qui épousa Antoine le Long de Chenuhat. Elle fut la mère de Diane de Châteaumorand, l'héroïne de l'Astrée. Les restes du donjon  (photo ci-dessus) s'écroulent en 1915 durant un violent orage. Une carrière fut ouverte par la suite au sein de la butte féodale. En 1946, les prisonniers de la dernière guerre érigèrent une madone (photos ci-dessous), ce qui arrêta l'exploitation de la carrière.

    Après avoir gravi les quelques marches de la butte féodale, vous découvrirez une vue panoramique du village et des paysages alentours.

    La fontaine ci-dessous, dite de "Grand Fond", est alimentée par une source naturelle, est couverte à sa sortie par un habitacle en pierre. L'eau, qui n'y tarit jamais, s'écoule à travers deux bassins en granit servant de lavoir. Cette fontaine du XIIème siècle alimentait l'ancienne agglomération médiévale de la rue d'Enfer où étaient installés de nombreux forgerons.

    Ci-dessous, ancienne sacristie. La partie haute présente une ouverture murée. Au ras du sol apparaît l'accès au caveau qui servait de sépulture aux seigneurs du lieu. Les gens du peuple étaient enterrés autour de la sacristie.

    L'église Saint-Cyr est un édifice très simple de style roman, dont l'intérieur est sobre. Autrefois, c'était la chapelle du château, dont les vestiges sont au cimetière (voir ci-dessus), qui servait d'église paroissiale.

    La mairie occupe l'ancien presbytère construit en 1850.  Le jardin public, lieu de repos situé entre l'ancienne école et la mairie, vous accueillera pour un moment de détente avec ses aires de jeux et son coin pique-nique.

    Dans le jardin public, la pente face à La Pérelle présente la carte de la commune réalisée en mosaïque de végétaux et de roches dans un environnement de plantes aromatiques.

    Des ateliers de forgerons étaient installés sur la commune, et étaient très actifs et bruyants. C'est pour cette raison que la ruelle descendant de la maison des dîmes et passant devant la fontaine s'appelle rue d'Enfer (photo ci-dessous). Plus bas, le musée de l'école situé dans l'ancienne école du village, construite en 1885.

    Le Barbenan, rivière de première catégorie, prend sa source à Saint-Nicolas-des-Biefs et se jette dans la Besbre. Une jolie dénivellation crée une cascade (ancien passage à gué).

    Le moulin de Gribory, ci-dessous, est encore en activité, et utilise des machines centenaires pour fabriquer de l'huile de noix de manière artisanale, et également de la farine biologique. L'ensemble des mécanismes fonctionne avec l'aide d'une grande roue actionnée par l'eau du bief. La première étape de la fabrication de l'huile consiste à broyer les cerneaux de noix avec la meule de pierre. La matière obtenue est ensuite cuite au feu de bois dans la "poëlle". Le mélange obtenu lors de cette première étape de la fabrication de l'huile de noix est ensuite disposé dans la presse hydraulique. L'huile coule alors. Elle est d'une couleur marron doré. le tourteau, c'est-à-dire le résidu restant, est utilisé pour l'alimentation du bétail.