cindré: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    A Cindré, lors de la démolition de l'ancienne église, on a exhumé des monnaies de billon saucées d'argent, du Bas-Empire, ce qui donne à penser que ce sanctuaire avait été bâti sur l'emplacement d'un temple païen. L'antique chemin ne suit pas tous les accidents du terrain, comme le font ceux qui ont été établis par le seul usage. Il a été aménagé, probablement, par les Romains. On constate, en plusieurs places, le travail de l'homme.

    Cette voie antique est établie en tranchée profonde au nord du Puy-Rambaud, et en chaussée surélevée près du domaine des Leby. Elle fut certainement très fréquentée au cours des âges, et la succession ininterrompue d'établissements qui la jalonnent ne peut que s'expliquer ainsi. Ces établissements furent créés, dans cette région saine et fertile, soit à l'époque Gallo-Romaine, soit au Moyen-âge et, bien souvent, durant cette dernière période, sur des constructions plus anciennes.

    Nous pouvons citer Saint-Gérand-Le-Puy qui remonte sans doute à l'époque Gallo-Romaine; le très ancien fief de la Croix et ceux de Puy-Rambaud, de Chervinière, des Grouges; les maisons fortes des Morets, de la Jarousse, du Grand-Montet, et enfin de nombreux châteaux-forts. Le Grand-Montet fut fondé au XIIème siècle par les moines de Sept-Fons, vraisemblablement près de l'emplacement d'une ancienne forteresse, comme le laissent à penser les épaisses substructions qui furent retrouvées un peu au nord des constructions actuelles.

    La vieille route fut suivie par les bandes Anglaises, et par celles des Routiers. A l'est de la voie, le château de Puyfol figure au nombre de ceux qui furent repris aux Anglais. C'est aussi ce chemin qu'empruntaient les moines de Cluny lorsqu'ils allaient visiter en Auvergne, et dans le sud du Bourbonnais, les nombreuses dépendances de leur abbaye. C'est encore sur ce chemin que passait le convoi annuel des muids d'huile de noix de l'abbaye de Mozat, près de Riom, envoyé à l'abbé de Cluny.

    le château de puyfol

    Le château de Puyfol est entièrement rebâti, sur l'éminence naturelle qu'il occupait déjà, après 1367, date à laquelle Louis II de Bourbon en chasse les Anglais. En 1792, le propriétaire est Antoine-Marie Jordan, négociant à Lyon. Convaincu d'incivisme, il est guillotiné le 04 janvier 1794, et le château est vendu comme bien national. Merci à Monsieur SAUZET Camille pour son accueil.



    Il est dominé par une grande tour d'escalier quadrangulaire accolée au logis. Elle est surmontée par une pièce à laquelle on accède par une tourelle engagée en encorbellement, soutenue par un culot orné. Une enceinte interrompue par deux tours rondes au sud délimite deux cours, celle du château proprement dit, et une basse-cour qui fut complétée, au XVIIème siècle, par une aile droite de l'entrée. Classé Monument Historique en 1925.

    Le château des fontaines

    Jean de Culant entreprend la restauration complète du château des Fontaines. Il fut remanié dans le goût de la renaissance, mais est probablement élevé sur des parties plus anciennes. L'habitation, flanquée de deux tours circulaires, ferme sur un côté une cour à laquelle on accède par un portail d'ordre dorique daté de 1691.

    Le tympan sculpté fut entièrement bûché à la révolution, ainsi qu'une partie des métopes qui laissent voir encore des "putti" phytomorphes entrelacés. De nombreux graffitis sont encore visibles sur les colonnes de ce porche.

    Le bâtiment possède un élément architectural qui servait à faire s'écouler les eaux des toilettes jetées depuis le premier étage dans la cour. Les cuisines étaient en bas, les eaux grasses étaient évacuées autrement. A l'intérieur, deux cheminées peintes, dont l'une représentait une Annonciation, ont été vendues au début du XXème siècle.

    le manoir du petit-chambord

    Le manoir du Petit-Chambord est installé sur l'emplacement d'une motte féodale, qui a été le siège d'une seigneurie primitive. Probablement ancienne maison forte, les bâtiments anciens, qui ont été restaurés, forment un long corps de logis à rez-de-chaussée et combles élevés, auquel sont adossés deux appentis. Un second bâtiment, construit au XVIIème siècle, a été disposé en équerre. C'est une sorte de gros pavillon rectangulaire, à deux niveaux, coiffé d'un toit à croupes.

    le château de grouge

    Le château de Grouge est composé d'un bâtiment de plan rectangulaire, flanqué d'une tour-pigeonnier circulaire et, en façade d'une tour rectangulaire d'escalier où est percée une porte. Cette porte d'entrée est surmontée d'un linteau sur lequel est sculpté, en bas relief,  un coeur à l'envers accompagné vers la pointe de trois gouttes. Daté du XVIIème siècle, c'est l'époque à laquelle la dévotion pour le Sacré-Coeur se développe. Merci à Monsieur FAURE Jean-François pour son accueil.

    Tout près du château, au milieu d'un champ, s'élève une éminence naturelle, sans pour autant savoir quelle était son rôle ou son importance. Par contre, à son sommet, s'étale toute la vallée de la Forterre (photos ci-dessous).

    le château du grand-montet

    Sur une éminence naturelle, se dresse le château du Grand-Montet. Cette terre fut fondée au XIIème siècle par les moines de Sept-Fons. La légende en attribue la donation à un seigneur partant en croisade pour racheter ses méfaits. Les moines de Cluny y séjournaient lors de leurs visites dans leurs nombreuses possessions en Auvergne et dans le sud du Bourbonnais.

    Le bâtiment du XVIIIème siècle possède un plan en U. Le rez-de-chaussée est posé sur une base assez haute et fortement talutée. L'absence de décor architectural rend l'ensemble assez austère. On accède à la porte d'entrée par un escalier à volée droite unique. De l'ancienne forteresse ne subsistent que d'épaisses structures sur la face nord. Merci à Monsieur DEVAUX Frédéric pour son accueil.

    l'église saint-pierre et saint-martin

    L'église Saint-Pierre et Saint-Martin, du XIXème siècle, de style gothique, présente une nef à trois travées, que complètent un transept ainsi qu'une abside à pans coupés. Son clocher-porche se dresse sur la façade. Autrefois, la paroisse de Cindré appartenait à l'ancien diocèse de Clermont. En 1152, elle faisait partie des possessions de Souvigny.