couzon

    Superficie de 1985 ha - Altitude de 197 à 274 mètres - 278 habitants environ.

    La paroisse, relevant du diocèse de Bourges, est attestée dans les possessions de l'abbaye bénédictine de Saint-Sulpice-de-Bourges. Au XIXème et XXème siècle, la tuilerie de Bomplein joue un rôle économique important. Photos ci-dessous: belle demeure, ancienne cure, vue sur le bourg et vue sur l'église et l'ancienne cure.

    La tuilerie de Bomplein (ci-dessous) est créée en 1856 et cesse de fonctionner en 1969. Les bâtiments les plus anciens sont construits à partir des charpentes d'autres tuileries qui sont abandonnées à la suite de l'épuisement du banc d'argile. Comme en témoigne l'architecture, la fabrication de tuiles plates et de briques est une activité traditionnelle qui remonte au XVIIème siècle dans la région.

    L'argile est extraite d'une carrière située à proximité, puis ramenée dans un wagonnet tiré par un cheval. Elle subit alors différentes opérations dans les bassins, broyage et dégraissage notamment. Après la mise en forme, les tuiles sont placées dans les halles de séchage, grands bâtiments sans murs aux toits très bas. Les tuiles sont ensuite stockées pour la cuisson, dernière opération de la fabrication.

    Jusque dans les années 1930, le four est chauffé au bois. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le propriétaire de la fabrique, Camille Bordes, travaille comme prisonnier dans une tuilerie et découvre de nouveaux procédés de fabrication. Aussi, le four de la tuilerie de Bomplein (photos ci-dessous) fonctionne-t-il par la suite au charbon. La cuisson est beaucoup plus rapide, mais nécessite une très grande quantité de combustible.

    Le lavoir de Bomplein, restauré en 2015, a été construit à la fin du XIXème siècle. Il est couvert dans les années 30, et a fonctionné jusque dans les années 70. Alimenté par une source souterraine, il impressionne par sa structure assez imposante. Une borne pédagogique présentant des photos d'autres lavoirs restaurés dans l'Allier a été placée à proximité.

    Au point de départ de la prestigieuse distinction, la "Marianne d'Or", reçue par la commune en 2018, il y a d'abord une bonne idée. 45 arbres ont été plantés et l'initiative a attiré les projecteurs médiatiques. Sur ce verger, sont installés des ruches pédagogiques, un hôtel à insectes, et des "jardins partagés" (photos ci-dessous).

    Joseph de Beaucaire

    dit le "marquis de Beaucaire", né le 27 septembre 1807 au château des Bordes (photo ci-dessous) et mort le 09 septembre 1879 à Cérilly, est une personnalité qui fait partie de la mémoire collective des habitants du Bourbonnais en tant que veneur et maître d'équipage en forêt de Tronçais et comme musicien traditionnel et joueur de musette. Plus bas: bel étang situé face au château.

    Fils de Jean-Baptiste de Beaucaire et de Catherine Françoise Louise Le Borgne, il se rattache du côté maternel aussi bien que paternel à de vieilles familles de la noblesse du Bourbonnais. La famille Bourbonnaise de Beaucaire a été notamment illustrée par François de Beaucaire (1514-1591), cardinal, évêque de Metz, théologien et historien. Joseph de Beaucaire épouse le 17 juillet 1832 à Felletin (Creuse) Constance Morin d'Arfeuille, dont il a une fille, Marie Anne, en 1835. Son épouse, qui supporte mal l'infidélité et la manière de vivre de son mari, le quitte vers 1849 et part vivre dans une de ses propriétés en Creuse, où elle meurt en 1853. Photos ci-dessous: vue sur l'église et l'ancienne cure et jardins partagés.

    En 1849, d'une liaison passagère avec une paysanne, naît Gabriel Auboiron, qu'il ne reconnaît pas mais dont la filiation est de notoriété publique. Enfin, en 1863, il épouse sa gouvernante Marie Joséphine Murolle, qui reste à ses côtés jusqu'à sa mort. Joseph de Beaucaire possède, à l'époque de son mariage, une grande fortune. Il a plusieurs châteaux dont La Pommeraie à Agonges, qu'il tient de sa mère, ainsi que de nombreux domaines. Mais, il mène grand train et dépense sans compter. Les terres doivent être vendues les unes après les autres. Il termine sa vie dans la pauvreté, après avoir tout dilapidé. Ci-dessous: jardins partagés.

    L'apparence de Joseph de Beaucaire a contribué à sa légende. C'était une force de la nature, par sa stature, sa corpulence et sa vigueur. Il avait une chevelure d'un blond flamboyant. Il était également célèbre pour ses excentricités. Par exemple, il monta à cheval jusqu'au deuxième étage d'un hôtel, buvant du champagne dans une cuve à fromages remplie à ras bord. La liste de ses exploits, tous plus originaux les uns que les autres, est très longue. Ci-dessous: jardin partagé.