franchesse

    historique

    Superficie de 4024 ha - Altitude de 204 à 322 mètres - 467 habitants environ.

    La commune conserve des traces de son passé de l'occupation Gauloise avec des noms tels La Bieudre et Avreuil. A l'époque Gallo-Romaine, elle est à la croisée de trois importantes voies Romaines reliant Bourges, Clermont-Ferrand et Limoges. Une borne militaire est découverte, et des restes de villae sont mises au jour à Vellat, Margeat, Villiers et Bouquetraud. Au Moyen-âge, une dizaine de manoirs existent sur le territoire de la paroisse, disparus depuis pour la plupart.

    Franchesse est un village fortifié médiéval dont les fossés existent encore (photos ci-dessous). Ceux-ci ont un impact considérable sur le paysage, puisque les champs autour du bourg se développent en cercles concentriques à partir des fossés. Il est encore possible de voir une partie des douves qui cernent le bourg au Moyen-âge. Ce sont les seules du canton à contenir encore de l'eau. Il ne reste aucun autre vestige de la seigneurie de paroisse. En effet, les sources ne mentionnent pas celle-ci, et l'emplacement du château dans le bourg reste inconnu.

    Au Moyen-âge, la paroisse est alors très étendue, et le bourg siège d'une seigneurie, inconnue par ailleurs, avant d'être en partie démembrée en 1124. Il est possible que le bourg ne se soit créé qu'à la suite des défrichements des XIème et XIIème siècles, avant de recevoir une franchise en 1151, d'où son nom. De nombreux châteaux se situent autour du bourg, autant de seigneuries dépendant de la châtellenie de Bourbon.

    Les artisans ont toujours tenu à montrer leur savoir-faire par des enseignes évoquant leur talent. Le bourg en possède encore quelques-unes qui semblent faites de la même main. La tradition des enseignes semble s'être perpétuée dans ce petit village essentiellement agricole, même à l'époque des machines.

    visite du bourg

    Ci-dessus, l'Hôtel du Cheval Blanc où Charles IX et sa mère Catherine de Médicis y déjeunèrent en 1565. Ci-dessous, La Poissenerie, demeure datant du XVIème siècle présentant des fenêtres à meneaux sur les pignons.

    Ci-dessous, l'Hôtel du Boeuf Couronné dont les ouvertures très anciennes ont été conservées.

    L'hôtel de France, ci-dessous, a remplacé la maison située juste en face (dernière photo). Cette dernière, démontée pierre par pierre puis reconstruite, servait de garage à l'hôtel.

    Au faubourg de la Madeleine, ci-dessous, on devine l'entrée voutée d'une chapelle.

    Ci-dessous, l'ancienne forge, demeure de Mme Chanier qui fut, en 1983, la première femme Maire de la commune, mais aussi du canton. Merci aux propriétaires pour leur accueil et leur sympathie.

    Ci-dessous: Hôtel de la Croix d'Or, ancien relais de poste. Le second cliché présente l'ancienne école maternelle.

    Les habitants de Franchesse, en révolte contre leur suzerain, auraient fait une descente vers le château du seigneur de Bourbon l'Archambault. Les guetteurs avaient vu cette troupe arriver avec des armes (probablement des faux et des fourches) brillant au soleil et ayant cru à la visite inamicale d'un seigneur ennemi, auraient donné l'alarme en criant: "Les lanciers!". Dès lors, un lancier en fer forgé orne la façade de l'épicerie. Le blason qui accompagne la sculpture est une armoirie: celle du seigneur de Franchesse. Les premiers possesseurs de la terre de Franchesse sont peu connus. Sans château déterminé, ils portaient le nom de cette terre. La rose qui orne le blason et les initiales MS sont la signature de l'artiste.

    personnalités

    Pierre BRIZON

    Né le 16 mai 1878 à Franchesse et décédé le 01er août 1923 à Paris, Pierre Brizon était un homme politique Français, et était professeur d'Ecole Normale Primaire, puis d'Ecole Professionnelle. Conseiller d'arrondissement du canton de Bourbon l'Archambault de 907 à 1913, il fut élu député socialiste de l'Allier de 1910 à 1919 et Maire de Franchesse de 1912 à 1919. Libre-penseur et pacifiste internationaliste, il soutenait les luttes ouvrières et a écrit de nombreux articles dans des journaux socialistes. En 1914, il dénonça "l'Union Sacrée" que rejoint la SFIO. En 1916, il participa à la Conférence de Kienthal de l'Internationale Socialiste.

    Battu aux législatives de 1919, il n'a pas participé au congrès de Tours qui a vu la naissance du Parti Communiste Français. Il y a adhéré ensuite durant une très courte période, puisqu'il en fut exclu en octobre 1922. Homme de presse, il a lancé en janvier 1918 "La Vague" puis, après avoir dû l'abandonner, il a publié "Le Bloc des Rouges". Ci-dessous, place et stèle Pierre Brizon.

    Frantz BRUNET

    Né à Franchesse le 27 août 1879 et décédé le 26 juillet 1965, Frantz Brunet était un linguiste Français. Professeur à l'Ecole Normale de Moulins de 1905 à 1920, il fut ensuite inspecteur primaire en Saône-et-Loire. Socialiste et Franc-Maçon, il a écrit de nombreux articles.

    Son oeuvre principale est le "Dictionnaire du Parler Bourbonnais et des Régions Voisines". Il a également écrit deux opuscules sur Charles Péguy, dont il était un admirateur.

    Photo ci-dessous: impasse Frantz Brunet.

    Louis GAUME

    Né le 21 septembre 1888 à Franchesse, décédé le 26 mai 1962, Louis Gaume était un compagnon du Devoir. Il a fondé en 1920 une entreprise du bâtiment. En 1928, il a créé la Société Immobilière de Pilat-Plage. Le quartier de "Pilat-Plage" va se construire dans le prolongement du Pyla-sur-Mer. Dans les contrats de vente de terrains qu'il proposait, il s'est imposé comme bâtisseur exclusif. Rapidement, il a construit des villas de plus en plus soignées, d'un style largement inspiré de certaines constructions locales et du Pays Basque.

    L'Abbé Moret

    Né en 1846, son père, Gilbert Moret, était maréchal dans le bourg. Il a été curé-doyen de Saint-Menoux. Il est connu pour ses différents ouvrages: Histoires des paroisses Bourbonnaises (1902), Histoire de Saint-Menoux (1907), et le Calendrier Bourbonnais (1918).

    petit et autre patrimoine

    Les bras ornés de fleurs de lys de cette croix ci-dessus, érigée en 1751, renferment un Christ dont le traitement est assez naïf. Les bras sont reliés par une dentelle de pierre, et l'ensemble est posé sur un socle en grès de Bourbon. Accidentellement brisée à la fin du XXème siècle, la croix a été refaite à l'identique.

    La maison forte du Chaffaud, ci-dessous, est un beau logis au toit à la Mansart. Une ancienne maison forte  du XIVème siècle était installée à Perçon et constituait le siège d'un fief médiéval. Il en subsiste le fossé et l'enceinte.

    Du château du Pontet du XIVème siècle ne subsiste plus que la chapelle. Une maison bourgeoise l'a remplacée (photo ci-dessous). La chapelle, dédiée à Saint-Pierre, date également du XIVème siècle. Au XIXème siècle, elle servait de buanderie et même de boulangerie. Il reste encore, dans un mur, une petite niche triangulaire qui servait sans doute à recevoir les burettes lors de l'Eucharistie. Sur le nu d'un mur des lettres gravées, à droite de la porte ont été trouvées, initiales qui font penser à l'inhumation de deux jeunes enfants. Au sol, on aperçoit deux croix formées avec des carreaux qui semblent indiquer l'emplacement des corps.

    Aux Quatre-Vents, des traces de douves attestent la présence d'un ancien château dont il ne reste aujourd'hui que des fossés et une cave. Il fut détruit en 1601 à la demande de Jean Mareschal. Un logis à cour intérieure fut construit au XVIIIème siècle. L'étendue d'eau qui entoure la maison forte n'appartient pas aux anciennes douves du bourg.

    A Lavaud-Rouge se dresse une maison bourgeoise de 1905, et à Vellat (photo ci-dessous) une maison bourgeoise de la fin du XIXème siècle.

    franchesse d'hier