gannay: patrimoine

    église saint-jean-baptiste

    Monument néo-gothique du 17ème siècle. Détruite à la Révolution, il ne subsiste de cette époque que le chœur en voûte en pierre, et la Vierge sculptée. Autrefois, un prieuré complétait la cure.

                    
                    


    la ferme saint-nicolas

    Située dans le bourg, route de Decize, la ferme Saint-Nicolas (photo ci-dessus) est un bâtiment du 16ème siècle à pans de bois en forme de L (communs photo ci-dessous). C'était l'ancienne auberge des mariniers de la Loire.

    la gentilhommière des bardets

    La gentilhommière des Bardets est une propriété privée formée d'un logis avec parc du XVIIème siècle avec communs à pans de bois, écharpes et montants verticaux. C'est une longue maison basse faite de briques bicolores à motif losangé dont la façade à deux entrées et les fenêtres ont bénéficié d'encadrement en pierre de taille de grès ocre. Le toit à croupe, débordant,  ouvert de deux lucarnes, recouvre des combles élevés. Les façades et les toitures du logis sont inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

    gannay et la résistance

    La commune paya chère son engagement dans la résistance avec six fusillés. La région, faite de plaines et de forêts, formait une partie de la vallée de la Loire, se prêtant ainsi à des parachutages.

    L'équipe de Gannay était composée de François Veillerot, Jean Chevalier, Maurice et Marcel Gaillard, François Lecornet, Jean Roy, Jean-Marie Faure, Antonin Gilbert, Pierre Bardet, François Prudhomme, André Porterat, André Renaudot, et Germaine Daguin.

    Le premier parachutage eut lieu dans la nuit du 19 au 20 mai 1943 sur le terrain de la 3motte Aux Oies". Les parachutages continuèrent les 9 juin, 22 juillet, 22 août, pour se terminer le 14 septembre.

    Après avoir démantelé et exécuté le réseau de Beaulon, la gestapo lança une vaste opération à Gannay qui aboutit à l'arrestation de Renaudot, Hilaire Gaillard et ses deux fils, Maurice et Marcel, Raymond Chicot, et Pierrot Bianchini.

    Tous les six furent jugés au tribunal de Nevers sous l'inculpation d'atteinte à la sécurité de l'armée Allemande avec parachutages d'armes. Ils furent condamnés à mort et fusillés le 08 décembre au champ de tir de Nevers.

    Tout comme les résistants de Beaulon, ils furent enterrés à Nevers avec interdiction d'un service funéraire à Gannay.

    Il fut élevé, place de la Mairie, un monument à la mémoire des victimes (photos ci-dessous).