Vos randonnées dans l'allier autour de isserpent

    isserpent

    Superficie de 2630 ha - Altitude de 316 à 543 mètres - 517 habitants environ.

    Son nom est issu d'une des plus anciennes familles du Bourbonnais. Il viendrait du fait que les serpents, notamment les couleuvres, pullulaient dans la région. Le site est occupé depuis le Néolithique. Il reste de cette période quelques traces et objets retrouvés au début du XXème siècle. En 1222, Dalmas de Casteller rend hommage de la motte d'Isserpent à Archambaud, site de Bourbon. Au XIVème siècle, le fief appartient à la famille Chitain puis, au XVIème siècle, aux Chabannes. Autour de la commune se trouvent plusieurs mottes féodales. A la révolution, la paroisse est rattachée au canton d'Arfeuilles puis, en l'an IX de la République, elle est transférée dans le canton de Lapalisse.

    Le château féodal est incendié et totalement détruit durant les guerres de Religion par le baron des Adrets. En reconstruisant sur l'emplacement de l'ancien château l'église actuelle, au début du XVIIIème siècle, furent mises à jour plusieurs couches de matériaux carbonisés. De l'ancien château féodal, il subsiste une motte artificielle importante qu'entouraient un fossé large de dix mètres.

    Le château du Fretay, de son coté, fut incendié par les catholiques vers la fin du XVIème siècle. Il n'en reste pratiquement rien. Il était le siège d'une importante baronnie. Les fouilles ont révélé de nombreuses traces d'incendie et, dans les fondations, furent découvertes, employées comme simples moellons, une grande quantité de pierres sculptées.


    Le souterrain ci-dessous est dégagé par François Bignon durant l'hiver 1928-1929. Le docteur Chabrol y fait des fouilles au printemps 1929. Plusieurs objets en sont retirés, datant du Néolithique au XVIIème siècle, ce qui prouve la très ancienne utilisation du souterrain. Le sel y est caché durant la fin de l'Ancien Régime, époque où le Bourbonnais était de grande gabelle et l'Auvergne, toute proche, de petite gabelle.

    L'accès se fait par un escalier taillé dans le granit et des rainures suggèrent la présence, jadis, de portes. A l'intérieur, apparaissent une niche haute de 1.20 mètre, d'une profondeur de 1.80 mètre, et de curieuses boucles taillées dans le mur à 0.60 mètre et 0.90 mètre du sol, espacés de 1.50 mètre à 1.70 mètre. Leur usage est inconnu. Le sol est légèrement incliné. Un conduit d'écoulement d'une dizaine de mètres a été dégagé. Photo ci-contre issue du patrimoine des communes de l'Allier, page 547.

    La motte de Chez Talon, dite aussi du canal, est une fortification artificielle par levée de terre, de forme carrée, de 35 mètres de côté. L'appareil défensif a été constitué par l'établissement d'une chaussée qui barre la petite vallée et son ruisseau, et retient l'eau dans un étang qui alimente ensuite les fossés. Il est vraisemblable que cet ensemble ait été complété par un moulin qui utilisait la retenue d'eau constituée par la chaussée. Il existe également à la Grande Borne une fortification artificielle par levée de terre, de forme circulaire, d'une trentaine de mètres de diamètre environ. Les fossés de la fortification sont encore marqués par la déclivité du sol.

    Le sol de la commune est riche en minerai de fer et a montré la présence d'un village de mineurs. En effet, Gaulois et Romains avaient exploité cette zone. L'exploitation a été reprise en 1860 par les usines du Creusot et de Commentry, mais les coûts de transport élevés ont entraîné rapidement la cessation de l'extraction. Ci-dessous, logis à poivrière.