la chabanne: patrimoine

    la maison presle

    Cette habitation, avec sa galerie couverte et son balcon en bois, présente une architecture relativement courante en Montagne-Bourbonnaise. Mais, ces constructions, très vulnérables au feu, ont presque toutes disparues. Sous la Terreur, la maison Presle sert de refuge aux prêtres réfractaires. D'autre part, Chaudagne est, jusqu'au XIXème siècle, le centre d'une communauté paysanne, association de laboureurs groupés "au même pot au feu". La construction actuelle porte des traces du XVème siècle. Elle a été le siège d'une communauté dissoute en 1678. C'est une longue maison à étage et plusieurs entrées. Une belle galerie couverte sert de balcon au premier étage et d'abri au rez-de-chaussée. La galerie servait en même temps de séchoir, dans une région aux hivers longs.

    chaumière de chambonnière

    Cette maison est construite par Claude de Finance de Clairbois, onzième du nom. Ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé, il exerce clandestinement son ministère aux monts de La Madeleine. En 1803, après avoir refusé le concordat de 1801, il célèbre la messe dans la chaumière de Chambonnière qui comprend trois pièces dont l'une lui sert d'oratoire privé. D'après l'abbé Delan, alors curé en titre de la paroisse, on se presse en nombre, "hors et autour" de l'oratoire, et la messe est dite porte close. L'abbé de Finance, après s'être retiré à Chevagnes, finit ses jours à Saint-Pourçain-sur-Besbre, le 26 octobre 1810. D'autres abbés ont ensuite occupé cette chaumière, jusqu'au milieu du XIXème siècle, lorsque le presbytère est construit. Cette grande maison a les caractères d'une maison de communauté. Elle dispose d'un corps de logis à deux niveaux, avec deux entrées et des petites fenêtres peu nombreuses. Le toit dissymétrique s'incline en protection d'une longue galerie sur la façade.

    l'église sainte-marie

    La première église de La Chabanne est élevée en 1836, et la messe y est dite dès 1842. Mais le bâtiment, un rectangle de 12 mètres sur 8 mètres, est trop petit. En 1852, un choeur et une sacristie sont ajoutés. La base du clocher est bâtie en 1856, et sa flèche en 1857-1858. Le choeur est ensuite reconstruit, et l'église augmentée de deux chapelles. Ces travaux, exécutés d'après les plans de l'architecte Frédétat, de Lapalisse, sont terminés en 1885. Une nouvelle nef est bénie en 1889. Enfin, le clocher, qui contraste beaucoup avec le nouvel édifice, est reconstruit en 1899, et béni en 1900.

    L'église tire la particularité de sa décoration intérieure, dont le curé Claude Mercier, originaire de Lavoine, est le précurseur. Il fut nommé par l'autorité diocésaine pour mener une action d'ordre spirituel. Il avait ainsi pour rôle d'instruire les paroissiens analphabètes et de les guider vers les exercices de la vertu. Il s'adonna à cette tâche dès 1934. De 1933 à 1935, il entreprend la restauration de l'église et sollicite à cette occasion le peintre Despalles, pour réaliser les plus belles incitations à la piété. Ses dessins "art-déco", souvent reproduits à partir de croquis parus dans des publications, sont accompagnés de libellés tirés de l'écriture de l'enseignement catholique de l'époque.

    Les murs sont donc décorés de papiers peints puis encollés. L'ensemble constitue un véritable catéchisme illustré.

    La silhouette à droite sur le mur ci-dessous est celle d'une enfant de Marie, jeune fille qui voue une dévotion particulière à la Vierge. Plus bas, d'autres peintures que vous pourrez admirer.

    Sainte-Cécile, patronne des musiciens, est représentée avec un instrument dans les bras. Quant à sainte Marie-Madeleine, son culte est plus particulièrement développé dans la région. Cette pécheresse repentie et sanctifiée donne ainsi son nom aux monts de La Madeleine. Un prieuré placé sous son vocable y a en effet existé, fondé, selon la légende, par la sainte elle-même.

    Ci-dessous, les trois autels présents dans l'édifice.

    Le mobilier intérieur est classique, mais présente quelques pièces intéressantes.

    Enfin, les beaux vitraux ne manqueront pas de retenir votre attention.