Vos randonnées dans l'allier autour de laguillermie

    la guillermie

    Superficie de 1233 ha - Altitude de 518 à 1081 mètres - 133 habitants environ.

    Joli petit bourg, assis sur un plateau, La Guillermie est entourée par la ceinture des Bois-Noirs, le sommet du "Charchouet", et les limites de l'Auvergne et du Bourbonnais.  L'origine du nom de la commune est issue de l'anthroponyme latin Guillelmus, Guillaume, premier possesseur de ces lieux vers le XIVème siècle. Au XVème siècle, la seigneurie de La Guillermie appartient à la famille de Bourbon, puis à celle d'Albon. Elle dépend alors de Billy. Après plusieurs changements, elle passe aux La Ramas au XVIIème siècle, et à Claude-Marie de Barthelat au XVIIIème siècle, auquel succède Jean-Louis des Bravards d'Eyssat, guillotiné sous la révolution.

    Ancien territoire féodal, un château aurait existé à "Bonnaventure" et un autre près de "Fumoux". Celui de "Bonnaventure" était situé au pied du "Charchouet", dominant une petite vallée à l'emplacement du domaine actuel qui porte son nom. Il ne reste aujourd'hui que le nom. La paroisse n'est érigée qu'en 1863. La commune est créée fin 1880, par détachement de celle de Ferrières-sur-Sichon d'où elle dépendait au plan religieux et civil. Elle possède alors une densité de population élevée avec 885 habitants. L'Etat Civil débute en janvier 1881. Les agriculteurs complètent leurs revenus en réalisant des assemblages de couteaux pour les fabricants de Thiers. Tous les lundis, les artisans partaient à travers la forêt des Bois-Noirs livrer les grosses de couteaux, soit douze douzaines de couteaux. De nombreux moulins étaient également en activité. Ci-dessous, vue du lieu-dit "Fumoux", square et ancienne bascule.

    Pour Aubert de la Faige, "le nom de basse-cour, conservé par le vieux logis seigneurial, indique, à n'en pas douter, qu'il dut jadis remplacer une ancienne maison forte dont, à l'extrémité du promontoire qui porte l'église, on voit encore des débris de murs... au-dessus d'une étroite fenêtre à meneau du XVème siècle, une sculpture représente deux fleurs de lys, une croix, un bûcher, un âne et un personnage: l'accord de la monarchie et de l'église". Ci-dessous, linteau sculpté au-dessus d'une fenêtre d'une maison particulière.

    En 1880, la commune fait construire un édifice imposant qui sert  à la fois de mairie et d'école. La bâtiment central à deux niveaux est flanqué de part et d'autre d'un pavillon à un seul niveau. Les parements sont en brique. Pour rattraper la dénivellation du terrain, un important soubassement est édifié, ainsi qu'un grand escalier en V conduisant à la porte d'entrée.

    L'opulence de la commune à la fin du XIXème siècle justifie l'édification de maisons bourgeoises. Celle présentée ci-dessous s'élève sur trois niveaux. Elle est percée de grandes baies dont une porte-fenêtre donnant sur un balcon en fer forgé. De plus, une frise en brique souligne la toiture. Plus bas, maison de 1887.