langy

    274 habitants - 736 hectares - altitude de 260 à 342 mètres

    Une ordonnance cite Langy en 1319. En 1372, la commune devient Bourbonnaise par donation du duc d'Auvergne à Louis II, duc de Bourbon. Il jouit d'une importance difficile à imaginer de nos jours, et son terroir est propice à la culture. Langy est situé dans la zone frontière entre les parlers d'oc et d'oïl. Si le nom du village est un vocable de langue d'oïl, plusieurs hameaux ont un nom appartenant à la langue d'oc.

    Plusieurs seigneuries se trouvent à proximité du bourg. Le château de Larras est la propriété des Du Pont du XIVème au XVIIIème siècle. Le manoir des Angles brûle en 1747, et il ne reste rien de l'ancien château de Togue, détruit au XVIème siècle à cause de la fidélité du dernier de ses seigneurs au dernier duc de Bourbon.

    Reste d'une ancienne maison seigneuriale, subsiste aux Baillots (photo ci-dessus) un pigeonnier à base circulaire et à un étage, ceinturé par un cordon de pierre. Un toit conique, sur entablement de briques et à épi de faîtage en zinc, coiffe ce pigeonnier, marque du privilège seigneurial. A proximité, existe un autre pigeonnier rond (photo ci-dessous).

    Dans la plaine de La Forterre, se distingue encore la motte de Togues où s'élevait, dès le XIVème siècle, le château de cette famille. Charles de Togue, au XIVème siècle, prit le parti du connétable de Bourbon et l'accompagna lors du siège de Rome. Son château fut confisqué et sans doute rasé peu après la mort de Charles III de Bourbon en 1527.

    De même, dans une zone de défrichement, aujourd'hui encore occupée par des bois résiduels, que sont implantées deux mottes féodales, pour accompagner le front pionnier. Sur la photo ci-dessous, la croix est décorée de feuillage. Les piliers sont en pierre à phryganes.

    Près de la commune, sur les coteaux qui descendent sur la vallée du Redan, une nécropole a été découverte. Elle renfermait des sarcophages formés d'énormes briques juxtaposées. En 1851, au lieu-dit "Graula", près de la Nationale 7, un sabotier de Langy trouva, en arrachant un arbre, un grand nombre de petits vases de terre, des statuettes, des bustes, des monnaies et des anneaux de bronze. Tous ces objets furent dispersés.

    La seigneurie de Larras est connue à partir du XIVème siècle. En 1326, Alix de Semur, veuve de Perrin Bernuçon, est dite dame de Larras. En 1399, M. Du Pont, seigneur de Larras, fait une donation à l'église de Langy. Dans cette dernière, on peut voir encore la pierre tombale de Jacqueline de Morainville, décédée en 1546 de la peste. Autre destin tragique, Charles Du Pont, seigneur de Larras, est tué en 1618 lors d'une dispute avec Guillaume de Gaubertière, juge-châtelain de Poncenat.

    Au XVIIIème siècle, la seigneurie de Larras ne représentait sans doute plus qu'un ensemble de revenus et de droits, où ne résidaient pas ses propriétaires. En effet, on lit dans les archives de Gayette (liasse E. 28), que les frères de la Charité de Saint-Jean-de-Dieu rachètent, en 1761 et 1768, les matériaux provenant de la destruction du château de Larras, pour construire en partie les bâtiments nouveaux de l'hospice de Gayette. Aujourd'hui disparu, il ne subsistait plus qu'un pigeonnier, peut-être contemporain du château médiéval. Son toit et son lanternon étaient en petites tuiles.