marigny

    Superficie de 1725 ha - Altitude de 217 à 274 mètres - 194 habitants environ.

    Située sur la voie Romaine allant de Bourbon-L'Archambault à Autun, Marigniacum (dérivé du latin Marinus) est probablement d'origine gallo-romaine. La paroisse, qui dépendait de l'ancien diocèse de Bourges, se trouvait à l'époque médiévale dans la châtellenie de Bourbon-L'Archambault, et appartenait au prieuré de Souvigny. Cette possession fut confirmée par les papes Urbain II en 1095 et Eugène III en 1152.

    La tradition rapporte que sainte Radegonde, patronne de la paroisse, est passée dans la commune. D'autre part, un titre de 919 nous informe qu'Adhémar, sire de Bourbon, donna à Cluny, cette même année, Souvigny et diverses dépendances parmi lesquelles figuraient la terre et l'église saint Martin de Marigny. L'église primitive disparue au XIème siècle. Elle était dédiée au saint qui évangélisa la Berry et qui, comme sainte Radegonde, vint dans les environs en suivant la vieille chaussée. Le culte de cette sainte est souvent associé à celui du grand thaumaturge, destructeur d'idoles, dans les paroisses placées près des voies Romaines.

    Le portail de l'église est polylobé, style mauresque qui se retrouve dans beaucoup d'édifices construits à proximité des routes antiques, souvent Romaines, encore fréquentées au Moyen-Age par les pèlerins de saint-Jacques de Compostelle.

    A l'embranchement entre la RD933 et le chemin de la Rouche, une stèle est érigée en mémoire des jeunes gens de Souvigny et de Marigny fusillés par des miliciens Français le 27 août 1944. Ces derniers accompagnaient une colonne Allemande en pleine retraite venant de Limoges, et se dirigeant vers Moulins: CIVADE François (28 ans), FEVRES Charles (18 ans), MARCHAIS Jean (19 ans), SIGNORET Marcel (32 ans), TRICOT Albert (18 ans), VENIAT René (23 ans).

    Sur les terres de Marigny, le visiteur pourra apercevoir quelques belles demeures. Ci-dessous, le logis de Mongazon, du XVIIème siècle.

    La gentilhommière des Guilleminots, ci-dessous, est un édifice avec deux pavillons carrés aux extrémités. Elle possède encore des douves en eau. La tour carrée à haut lanternon est une ancienne chapelle.

    Le château des Praux, ci-dessous, est une belle gentilhommière installée dans un parc arboré dont les transformations principales datent du XIXème siècle. Elle a succédé à une construction primitive, connue à la fin du Moyen-Age.