molinet: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    La voie de Bourges à Autun atteignait le lieu-dit le Péage. Au nord de ce point, au-delà de l'ancienne chapelle de Sainte-Radegonde, un gué pavé, qui fut très fréquenté, donnait accès à la rive droite de la Loire.

    Au pont Palissat, en face de Saint-Denis, fut découvert une armature de fer d'un pilotis, pointe de fer forgée de plus de quarante centimètres de longueur, appartenant à un pont Romain sur lequel passait la voie d'Augustodunum (Autun) à Aquae Bormonis (Bourbon-L'Archambault).

    Toujours au péage, près de l'ancien château d'Estrées, a été découvert une pièce d'or de Néron. Estrées, nom dérivé de Strata, indique le passage d'une voie Romaine et était un nœud routier important où une voie bifurquait sur Roanne et Lyon, et l'autre sur Digoin et Autun.

    La branche se dirigeant vers Digoin abonde en traces d'habitations antiques et objets de toutes les époques.

    Pour celle conduisant à Roanne (Rodumna) et Lyon, il est possible qu'elle se détachait à Estrées et continuait sur Chassenard par l'ancien bourg de la commune, Percy, et Beugnet.

    l'église sainte-radegonde

    L'église Sainte-Radegonde est une chapelle néo-romane à abside en hémicycle de la fin du 17ème siècle. Restaurée au XIXème siècle. A Sainte-Radegonde, petit hameau de la paroisse de Molinet, il existe depuis des temps immémoriaux, un petit oratoire dédié à la sainte. Radegonde, reine de France, a épousé Clotaire 1er, fils de Clovis, puis fondé un monastère à Poitiers. Elle est la patronne des prisonniers et des cordonniers. Plusieurs fois détruite par les inondations de la Loire, elle fut à chaque fois reconstruite.

    le château des parisiens

    Le château des Parisiens est composé de briques à harpages de pierre. Il est occupé par les douaniers à partir de mai 1940. Il possède une chapelle privée où reposent les membres de la famille Vertray.

    le château d'estrées

    Le château d'Estrées est un grand logis rectangulaire du 17ème siècle. Il occupait probablement une motte située à quelques centaines de mètres de l'habitation actuelle. Ce château a constitué  une caserne idéale pour les forces Allemandes en mai 1940. Ils réquisitionnèrent la maison en incitant la propriétaire de l'époque à quitter les lieux sous 48 heures.

    Le site d'Estrées, dont le nom, dérivé de "strada" (route), indique son emplacement au carrefour de plusieurs chemins Romains. Il est le siège d'une seigneurie qui conserve jusqu'à la Révolution une existence propre.

    l'église Saint-Pierre-aux-liens

    C'est une église moderne construite à la fin du XIXème siècle. Elle est caractéristique de cette époque par l'emploi de la brique rouge alliée à la pierre blanche. Une nef unique de quatre travées, sans bas-côtés, s'ouvre sur un transept en forme de travée droite, et se clôt, au niveau du choeur, par une abside et deux absidioles en hémicycle. Le clocher s'élève de trois niveaux en façade occidentale. Il est coiffé d'une flèche à pinacles d'angle. Une tourelle d'escalier, accolée à l'angle sud-ouest, permet l'accès à la chambre des cloches, ouverte en façade d'une baie trilobée. De belles peintures, de la fin du XIXème siècle et exécutées sous la direction de l'abbé Taconnet, occupent les murs et le cul-de-four de l'abside ainsi que les murs de l'absidiole nord.

    Dans la scène de l'Ascencion, ci-dessous, le Christ est vêtu dans une aube blanche et une longue cape rouge. Il s'élève dans une nuée, les bras tendus vers le Ciel, la main droite bénissante, en direction du Père, représenté par une composition florale en forme solaire. Au sol, les Apôtres agenouillés ou en génuflexion, les mains jointes, en prière. A la gauche du Christ, saint Pierre et quatre Apôtres, la tête inclinée vers le bas. A sa droite, Marie a les yeux vers le Ciel et saint Jean est accompagné de trois Apôtres.

    Sainte Cécile, dans une robe blanche sous une cape bleue à doublure dorée, porte une couronne de fleurs sur la tête et un instrument de musique dans les mains. Cécile aurait vécu au Ier ou au IIème siècle. Contrainte d'épouser Valérius, noble romain, alors qu'elle s'était vouée à Dieu, elle parvient à convertir son époux et à le faire baptiser. Refusant de sacrifier aux dieux païens, elle est condamnée à mourir étouffée dans une chaudière. Elle est enfin décapitée. Un contresens, à propos de son martyre, la fait devenir patronne de la musique sacrée.

    En tenue d'abbesse, voile et robe noirs avec guimpe blanche, sainte Radegonde tient dans sa main droite le Livre de la Règle de son abbaye de Sainte-Croix qu'elle a fondée à Poitiers. Contrainte d'épouser Clotaire Ier, roi de Neustrie, Radegonde réussit à prendre le voile et fonde l'abbaye Sainte-Croix au VIème siècle, dont elle devient abbesse. Elle a été considérée comme le symbole de la légitimité de la monarchie capétienne.

    Sainte Anne, robe blanche et cape bleue, la mère de Marie se tient en prière, les mains jointes relevées sur la poitrine. La maternité d'Anne fut tardive et légendaire. C'est un ange qui lui annonça qu'elle mettrait au monde une fille: Marie, légende prédisant l'Annonciation. Sainte Marie-Madeleine est vêtue d'une robe verte et d'une cape rouge, les cheveux longs et défaits. Elle tient, serrée contre elle, un vase à parfums. De plusieurs Marie connues, Marie de Magdala est la plus célèbre. Guérie des démons qui l'habitaient par Jésus, elle est celle qui fut la plus proche du Seigneur. Elle était présente à la Crucifixion et à la Mise au Tombeau. C'est à elle que le Christ réserve sa première apparition après sa Résurrection.

    Au premier plan, Jacques le Mineur est présenté dans un édicule voûté en plein cintre. Il est vêtu de la tenue épiscopale et porte le Livre de sa mission de conversion et le bâton de foulon, objet de son martyre. Il est considéré comme le premier évêque de Jérusalem et tente de convertir les Juifs. Saint Philippe tient à main droite la croix de son martyre et s'entretient avec son voisin Barthélémy. Ce dernier, après la mort du Christ, aurait évangélisé l'Arabie et la Mésopotamie. Aussi, tient-il le Livre de la main gauche. Après avoir été martyrisé, il est écorché vif puis crucifié la tête en bas. De la main droite, il porte le couteau de son martyre.

    Saint Matthieu est l'auteur du premier des Evangiles qu'il a rédigé sous l'inspiration d'un ange. Vêtu d'une pèlerine et d'une tunique à rayures, il tient à deux mains le bâton de sa fonction de publicain, qu'il a exercé, avant de suivre Jésus. Saint Jude a pris ce nom pour être différencié de Judas. Il est le frère de Jacques le Mineur et de Simon. Avec ce dernier, il est parti prêcher l'Evangile en Perse où ils auraient été égorgés pour avoir renversé des idoles. Il porte une longue croix pommetée et le Livre, en signe de son rôle d'évangélisation. Saint Matthias a remplacé Judas après sa trahison. Son rôle est mal connu. Il aurait évangélisé la Judée. Il subit le martyre de la lapidation, puis est décapité à coups de hache, qu'il porte ici sur son épaule gauche.

    Saint Jean, dans une robe blanche à manches longues, les bras en avant, semble discourir. Resté très proche de Jésus, Jean assiste à la Transfiguration. Au Repas de la Cène, sa tête repose sur la poitrine de Jésus. Il est présent au Mont des Oliviers et lors de la Crucifixion. On le rencontre souvent en compagnie de son frère, Jacques le Majeur. Celui-ci, vêtu d'une robe blanche, d'une cape jaune et d'une pèlerine rouge, teint, sur l'épaule gauche un long bâton de pèlerin. Il est le frère ainé de Jean. Avec lui, il est l'un des premiers disciples appelé par Jésus. Il assiste lui aussi à la Transfiguration et à l'agonie sur le Mont des Oliviers.

    Aube blanche et longue chasuble jaune doublée de bleu, saint Martin est en habit d'évêque, coiffé de la mitre et portant la crosse épiscopale. Sur son bras gauche est posée la partie de son manteau qu'il partagea avec un pauvre. Enrôlé dans l'armée romaine, un jour d'hiver 337, ému par un pauvre qui grelottait de froid, Martin lui donne la moitié de son manteau. Converti, il fonde le monastère de Liguré en Poitou, et est élu évêque de Tours en 370.

    Saint Louis est richement vêtu d'une robe rose à manches longues, d'une grande tunique beige et d'une chlamyde bleue à revers doré. Il porte, sur l'épaule gauche, le sceptre fleurdelisé de commandement. Roide France, saint Louis a participé à plusieurs croisades et mène une vie de sainteté. Très tôt canonisé, ce n'est qu'au XVIIème siècle qu'il devint un saint dynastique, protecteur de la France et de l'Eglise.

    le quai d'embarquement

    Le quai d'embarquement date du XIXème siècle, et permettait aux embarcations d'accoster et de tourner, étant donné également que le canal s'élargissait à cet endroit.