montaigu-le-blin

    introduction

    Merci au personnel communal et à Monsieur PERICHON Jean-Louis et pour leur aide précieuse, leur disponibilité et pour la multitude d'informations transmises

    Superficie de 1296 ha - Altitude de 263 à 342 mètres - 314 habitants environ.

    Le nom de la commune vient du prieuré bénédictin Monte-Acuto, et du prénom Blain, Blein ou Blayn (sommet, haut). La création de Montaigu-Le-Blin résulte de défrichements monastiques. Au XIème siècle, l'abbaye Clunisienne de Souvigny envoie quelques-uns de ses membres à la conquête de nouvelles terres. Ils défrichent le territoire de la paroisse, luttent contre les marais et jettent les bases d'une exploitation agricole. L'abbaye installe alors des tenanciers, et touche les revenus de leur travail. A partir du XIème siècle et jusqu'à la révolution, un fermier est chargé de l'exploitation. Des fiefs laïcs se partagent le reste du territoire actuel de la commune.

    A la révolution, la commune de Montaigu-Le-Blin est formée par la paroisse du lieu, à laquelle viennent s'ajouter un peu plus tard celle de Ciernat, puis une partie de celle de Saint-Etienne-du-Bas.

    La population vit exclusivement de l'agriculture, et va profiter des progrès du XIXème siècle.

    Dans les années 1860, grâce à l'acharnement des frères de Vaulx, les marais de La Forterre sont asséchés. L'élevage du charolais, introduit en Bourbonnais à la même époque, va largement profiter aux agriculteurs. Photo ci-dessous: route de Boucé.

    présentation

    Au Moyen-âge, cité dans une bulle du pape Urbain II en 1095, il exista à Montaigu un centre monacal bénédictin, fief de l'abbaye de Souvigny. L'église Notre-Dame consacrée à Sainte-Anne et à Saint-Julien laisse à penser que ce centre revêtait une certaine importance si l'on en juge par les proportions de l'édifice. Le XIème et le XIIème siècles ont vu se construire bon nombre de grands monastères sur le pays.

    Les moines bénédictins (des ascètes), connus pour leur capacité à effectuer des travaux manuels et leurs grands travaux de défrichements, plantent vignes et céréales pour vivre, gagnant du terrain sur les marécages. Les étangs sont également aménagés. D'ailleurs, à la fin du XVIIème siècle, il se trouvait encore un étang sur la place du village.

    Au XIIème jusqu'au XVème siècle, comme bon nombre d'établissements de ce type, le prieuré, n'étant plus entretenu, dût subir des dégradations aggravées par les guerres successives. Au XVIème siècle, il est attesté que le prieuré "n'a plus de religieux et que ses revenus sont perçus par un fermier" jusqu'à la révolution. De tous les bâtiments du cloître, il ne reste qu'une maison dite de "Charmedieu" ou "La Mansarde" (photo ci-dessous) au fronton de laquelle on peut lire "Deus Providebit Nobis 1707" "Pour nous, Dieu se pourvoira". Ce cloître, d'après Albert Grellet-Dumazeau, joignait l'église et s'étendait dans un quadrilatère allongé, limité au nord par l'église et le cimetière.

    Deux sites classés dominent le petit bourg: le parc et le château. Ce dernier fut construit au XIIIème siècle sur un éperon qui domine le bourg. C'est dans cette forteresse que serait né le célèbre Monsieur de La Palice. Le parc comprend 143 arbres, occupant la place centrale du bourg: marronniers, chênes, frênes, platanes.... Les plus anciens furent plantés en 1801. Cette magnifique place ombragée accueille le visiteur, peu importe d'où il arrive, dégage d'emblée une impression d'intimité de sous bois. Il est difficile d'imaginer que cette région était bien inhospitalière jusqu'au XVIIème siècle, car recouverte de bois touffus et de marécages.

    La croix à pierre tournante ci-dessous, d'époque celtique, dont l'origine reste obscure, repose sur un socle creusé. Située en bordure d'une ancienne voie Romaine, elle marque depuis le Moyen-âge le chemin des pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Le site des Morets pourrait avoir été une fortification avancée sur le chemin menant, à travers les marais, au château de Montaigu. Le bâtiment actuel est un logis massé, quadrangulaire, construit au milieu du XVIIIème siècle (photo issue du livre-document "Montaigu-le-Blin en Forterre et sa forteresse médiévale").

    A l'époque féodale, le droit de posséder un pigeonnier n'était pas réservé seulement à la noblesse, à la différence du colombier. Il suffisait d'être propriétaire de 36 arpents de terre pour obtenir l'autorisation de faire construire un pigeonnier. Celui des Presles, présenté ci-dessous, vestige d'une ancienne seigneurie, est plus tardif et de plan carré, ce qui est fréquent dans la région. Les fenêtres d'envol sont à mi-étage, alors que la toiture de tuiles plates est à quatre pans et épi de faîtage.

    Malgré sa reconstruction tardive au XIXème siècle, le lavoir ci-dessous a conservé ses principales caractéristiques. Le bassin, creusé dans le sol, est en forme de U. Il est complété par une margelle légèrement surélevée. Le toit pentu, soutenu par des colonnes, servait à recueillir l'eau de pluie. Relié directement à la fontaine, le lavoir bénéficie d'une alimentation continue.

    L'industrie de la chaux s'est développée dans les régions au sol calcaire. La pierre à chaux, homogène, était calcinée dans des fours à bois, parfois conjointement à une fournée de tuiles. La chaux vive était ensuite transformée par une immersion en chaux éteinte. Après sa cuisson et son refroidissement, la chaux devait être rapidement utilisée pour pouvoir se dissoudre sans difficulté dans l'eau. Au bout de un ou deux jours, elle prenait la forme d'une pâte consistante.

    On pouvait alors rajouter de la chaux dans le bassin en veillant bien à ce qu'elle soit recouverte. Le mortier de chaux grasse était obtenu en mélangeant la chaux avec un à deux tiers de sable. Son durcissement était assez lent à l'air, et elle ne pouvait être employée ni sous l'eau, ni sur sol humide. Ces raisons expliquent que la chaux hydraulique lui a été préférée, avant d'être elle-même remplacée par les ciments artificiels au début du XXème siècle.

    Les objets domestiques et les outils présentés au musée rural sont les témoins de la vie quotidienne rurale d'autrefois en Bourbonnais. Cette région était une zone d'influence méridionale dans le domaine des techniques anciennes d'agriculture, ce qui se caractérise en particulier par une utilisation très tardive de l'araire. Le musée est ouvert du 15 juin au 30 septembre, les dimanches de 15 heures à 18 heures. Pour plus d'informations, veuillez consulter la rubrique "nos entreprises partenaires" sur ce site, ou le menu "commerces" consacré à Montaigu-le-Blin.

    Le costume porté par les hommes est constitué d'une chemise en plein, à col rabattu qui dépasse sous un gros foulard de couleur, et à poignets serrés par des liens, d'un gilet à un rang de boutons et du pantalon. Le costume féminin comprend une robe de barrage ou de groguet descendant jusqu'à mi-jambes. Il possède des variantes: le corsage et la jupe se confondent ordinairement en une robe uniforme aux manches courtes, laissant passer la chemise, mais, dans la montagne, jupe et corsage sont séparés, la jupe à gros plis formant bourrelet sur les hanches. Vers Jaligny et les Combrailles, jupe et corsage sont de couleurs différentes.

    L'élément le plus remarquable du costume Bourbonnais féminin est le chapeau dit "à deux bonjours". La volute arrière, plus ou moins relevée suivant la commune où le chapeau a été confectionné, laisse voir le fond finement brodé de la coiffe blanche tuyautée dans laquelle est enserrée la chevelure. la soie qui double l'intérieur du chapeau est rose, rouge ou bleue, suivant l'âge et la condition, mariée ou veuve, jeune ou vieille, de la personne qui le porte. Ce chapeau réservé pour les fêtes et les grandes occasions, s'est porté au XIXème siècle dans une partie seulement du Bourbonnais, plus précisément dans la région comprise entre Moulins, Bourbon-l'Archambault, Varennes-sur-Allier, et Dompierre-sur-Besbre. Il est peut-être originaire d'Italie.

    la place de montaigu

    le lavoir

    belles demeures et vues d'ensemble