montbeugny: patrimoine

    voies romaines et vieux chemins

    L'ancienne route antique, à partir de Bouquerot, passait au nord, par le Rempart et les Bardettes, où l'empierrement primitif aurait été retrouvé. Puis, elle rejoignait la route actuelle après la traversée de l'Huzarde. La route passait aussi au sud de Fretier, et à la limite de Thiel. Le chemin de Montbeugny à Dompierre passait par cette dernière commune.

    Au sud-est de Montbeugny, en bordure ouest de la route de Chapeau, près d'un petit étang, on distinguait une large tranchée de huit à neuf mètres de largeur. faisant suite à cette tranchée, dans le bois, on apercevait difficilement, en direction de Chapeau, les traces d'un chemin large de six mètres, avec deux fossés peu apparents, identifié comme "la voie romaine de Decize à Treteau".

    la maison forte de chamardon

    La maison forte de Chamardon, datant vraisemblablement du début du XVIIème siècle, a été bâtie presque entièrement à l'aide d'énormes pièces de bois entaillés à mi-bois et chevillés, les vides étant comblés avec du torchis. Le soubassement est en maçonnerie, et occupe une partie du rez-de-chaussée et le mur nord-est.  Modifiée à plusieurs reprises, le bâtiment possède une galerie ouverte, incluse dans le volume de la construction, au rez-de-chaussée et à l'étage. Elle s'apparente à d'autres manoirs Bourbonnais, caractérisés par leur aspect massif, et leur étage surmonté d'un grand comble utilisé comme grenier. Si l'édifice a probablement contenu à l'origine deux tourelles d'angle, la charpente est, quant à elle, postérieure, comme l'indiquent de multiples pièces de réemploi.

    l'église saint roch

    L'église SAINT-ROCH a la particularité de ne pas appartenir à la commune, mais à l'évêché par don des commanditaires. C'est un édifice néo-roman composé d'un clocher-porche, d'une nef de trois travées débouchant sur un transept, d'une abside, et de deux absidioles semi-circulaires. Les briques qui constituent l'ossature de l'église ont été fabriquées à la tuilerie de la commune. La fondation de la paroisse, dédiée dans un premier temps à saint Sébastien, remonte à la première moitié du IXème siècle. De l'ancienne église, il ne reste que quelques fondations. Il faudra attendre 1889 pour que le siège de la paroisse soit transporté au centre du bourg.


    La paroisse était renommée pour sa dévotion à son saint patron, Roch. Sa statue (photos ci-dessus ci-dessous), du XVIème siècle, était l'objet de longs déplacements pour la population des alentours, mais aussi de Moulins et de la Nièvre. En souvenir de l'intercession du saint lors d'une épidémie de peste, un pèlerinage d'actions de grâces était accompli chaque année à Montbeugny et à La Faye.

    la maison forte de la faye

    La Faye était le siège d'une ancienne paroisse, Notre-Dame-de-La-Faye, à l'ouest de laquelle était également une seigneurie de La Faye. L'église fut fondée à la suite d'une donation du sire de Bourbon, Archambault Ier, en 1018, au prieuré de Souvigny. Au milieu du XVIIème siècle, la paroisse a été rattachée à celle de Saint-Pierre-de-Materay (Neuilly-Le-Réal). L'acte de donation rappelle la situation frontalière de La Faye, à la limite des évêchés de Clermont et d'Autun.

    La maison forte se présente sous la forme d'une cour fermée, allongée et étroite, bordée au nord par un logis quadrangulaire à un niveau, construit en briques à appareillage losangé polychrome. Le côté sud de la cour est fermée par des communs, également en briques, dont le mur de façade extérieur est percé de petites meurtrières circulaires avec fente de visée, plus symboliques qu'efficaces. Au centre de cette façade, un porche en plein cintre encadré de pilastres, avec une décoration de rosace dans les écoinçons, donne accès à la cour intérieure.

    le vieux charnay

    La maison du Vieux-Charnay, du XVIIIème siècle, en pans de bois, est originale par son architecture et ses aménagements. Les carrés ou rectangles de l'ossature secondaire en bois sont complétés, soit de croix de Saint-André, soit de simples écharpes obliques. Les constructions en pans de bois permettaient de larges fenêtres, et une large lucarne a dû être aménagée postérieurement, de même qu'une tourelle à clocheton en brique et pans de bois. Probablement ancienne maison forte dont il subsiste une grosse tour ronde à l'arrière du bâtiment, la façade est surélevée au centre d'un étage couvert, en forme de pignon.