montbeugny

    Superficie de 3265 ha - Altitude de 238 à 287 mètres - 693 habitants environ.

    Malgré des découvertes gallo-romaines, avec la mise à jour, entre autre, d'une meule à bras en arkose, l'occupation du site ne semble remonter qu'au début du IXème siècle. La fondation de la paroisse est dédiée au début à saint Sébastien. Elle  est rattachée dans un premier temps à Autun, puis à Moulins. La motte des Mauvais, était installée pour contrôler les défrichements dans une zone boisée.

    La commune est le centre de plusieurs seigneuries, dont celle des Corats, communauté religieuse entre le XIème et le XVIIème siècle. Celle de La Faye (photo ci-dessous) faisait initialement office de zone frontalière entre les territoires des Eduens et des Arvernes. La révolution voit la réunion des paroisses de Montbeugny et de Sainte-Marie-de-la-Faye, ainsi que d'une partie de celle de Matefray.

    La source saint-Roch est une source d'eau située dans le champ de l'Héron, connue comme intarissable et coulant été comme hiver. La tradition la met en relation avec la dévotion de la paroisse envers saint-Roch, à qui avait été attribuée la fin de l'épidémie de peste qui sévissait dans la région au début du XVIème siècle. Elle est protégée par un habitacle voûté en brique. Photo ci-dessous: ancienne cure.

    La chapelle saint-Roch (photo ci-dessus) était une station pour les pèlerinages de saint-Roch qui avaient lieu sur la commune, afin de combattre l'épidémie de peste sévissant dans la région. Les fidèles venaient de différents diocèses pour accomplir ce pèlerinage d'actions de grâces. Un souterrain est supposé relier le château de Chapeau, La Cure et Chamardon. Photo ci-dessous: ancienne école maternelle.

    Ci-dessous, l'ancien hôtel de Savoie, qui a abrité la Kommandantur durant la seconde guerre mondiale. Plus bas, ces baraquements auraient été déplacés et utilisés par les soldats Allemands.

    Au sein d'une ancienne tuilerie, un four et un laminoir servaient à cuire les briques fabriquées par l'établissement, réputé pour réaliser la meilleure brique de la région. Certaines constructions, comme l'église et le château des Fougis, ont été construits avec des briques issues de cette fabrique. Des tuyaux de drainage y étaient également conçus. Cette entreprise familiale (photo ci-dessous) employa jusqu'à vingt personnes, avant de fermer en 1926. Photo plus bas: pont des Blins, ancien passage à gué jusqu'en 1940.

    Dans le cadre des pèlerinages, la croix de Saleine (photo ci-dessous) était la dernière étape sur le chemin qui conduisait les pèlerins à La Cure et sa chapelle privée. Peut-être inspiré des croix Irlandaises pour le croisillon, l'ensemble semble avoir intégré des éléments de réemploi de provenance non identifiée.

    La commune est dotée d'une croix à chaque entrée du village. Celles-ci constituaient, comme vu précédemment, un point de ralliement lors des pèlerinages. Celle présentée ci-dessous porte l'inscription "o crux ave spes unica Pie XI Pape Roi Valas Cure", soit "ô croix salut espèce unique.....".