neuvy

    Superficie de 1903 ha - Altitude de 200 à 263 mètres - 1557 habitants environ.

    La commune est habitée dès la préhistoire. La présence Gauloise est attestée par l'existence de deux "tumuli", dont l'un a été fouillé en 1904. Ont également été découvertes des poteries et des substructions gallo-romaines. Neuvy possède de nombreux châteaux, dont certains correspondent à d'anciens fiefs, et d'autres à des manoirs bourgeois. Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépend du diocèse de Clermont.

    Nicolas de Nicolay mentionne, dans son ouvrage "Générale description du Bourbonnais", "le chasteau, prieuré, terre et justice de Montempuy, paroisse de Neuville" parmi les châteaux, maisons seigneuriales et justices vassales de la châtellenie de Moulins.

    Il a été trouvé en 1895, dans le jardin potager du château de la Péronne, un ou plusieurs bracelet et cinq fibules en bronze, avec ressorts enroulés en spirale. Ces objets, très bien conservés et recouverts d'une belle patine verte, appartenaient probablement à une sépulture. Les fibules étaient rares dans la région à l'âge du bronze. Toutefois, il est confirmé que le type en archet de violon apparut au début de la période du bronze IV. L'emploi de la fibule s'est généralisé dans le pays Celtique à partir du milieu de l'époque de Hallstatt. Il n'est donc pas possible de dater avec certitude la découverte de Neuvy.

    Construite sur les bords de la Queune, la demeure de Patry, ci-dessous, est l'une des plus anciennes gentilhommières de Neuvy, et a conservé sa configuration d'origine. Le corps de logis date de 1739, et donne sur une cour fermée par un pigeonnier-porche du XVIème siècle auquel est accolé une porte piétonne.

    Bel Air est une des plus anciennes seigneuries de Neuvy. Il n'existe plus aujourd'hui qu'une maison moderne (photos ci-dessous) dans un parc contigu à un lieu-dit, Bel-Air-les-Vignes, rappelant la vocation première du domaine. Les dernières vignes ont été arrachées en 1986 pour agrandir un lotissement. Plus bas, grange de Corgenay.

    Les Cordier, seigneurs de la terre de Vallières dès le XIVème siècle, sont de grands serviteurs des ducs de Bourbon. Le château étant très remanié au XIXème siècle. Il succédait à un château appartenant au XIVème siècle à Jean Cordier, écuyer et seigneur de Vallières. Seul le pigeonnier rond surmonté d'un lanternon atteste l'ancienneté des lieux. Les trois photos ci-dessous sont issues d'internet.