périgny

    Superficie de 2722 ha - Altitude de 285 à 347 mètres - 468 habitants environ.

    Le village existe déjà à l'époque Gallo-Romaine. Comme beaucoup d'autres villages, il semble que le choix du site découle de la présence d'au moins deux éléments caractéristiques et essentiels à toutes implantations humaines: un point d'eau et une voie de communication. Il y a d'une part la fontaine Saint-Pierre, située dans le bourg. La présence de cette petite fontaine (photo ci-dessous), placée sous le vocable du patron de la paroisse, permet d'attribuer une origine ancienne à l'occupation des lieux. D'autre part, la commune, ancien relais de poste, s'est développé sur ce Grand Chemin reliant Paris à Lyon qui passait près de la motte avant les corrections du tracé, en 1757-1759. La tradition et de vieux actes mentionnent que la voie Romaine suivait les coteaux qui bordent le Redan. Elle arrivait donc au pied de la motte, près de la fontaine Saint-Pierre.

    Le château a disparu durant la guerre de Cent Ans, mais la motte existe encore (photos ci-dessous), sur laquelle est bâtie une maison bourgeoise, longtemps demeure de notaires. La chapelle seigneuriale, édifiée à l'intérieur de l'enceinte, fut transformée en église paroissiale. Autre exemple de patrimoine, il subsiste deux tours carrées, dont une à lanternon, et les traces des fossés de la maison forte de La Chapelle, datant du XIVème siècle. Le bâtiment principal, en partie reconstruit, et les tours ont subi d'importantes transformations au cours  des XVIIIème et XIXème siècles (pas de photo disponible).

    Sur la motte de Grand-Villard, installée près d'un petit ruisseau, se tenait un fort, totalement disparu, dont il ne reste que peu d'informations. La seule mention remonte au XVème siècle dans un terrier. Elle le cite sous le nom de la motte des Granges. C'est la limite entre les seigneuries de Billezois, Lapalisse et Saint-Gérand. A la fin du XIXème siècle, y subsiste une curieuse construction en pans de bois, qui est ensuite détruite par un incendie vers 1895. Photo issue du livre "Le patrimoine de l'Allier", page 555.

    Sur un plateau découpé par les vallées du Mourgon et du Redan, à 500 mètres des "Petites Brosses", une ancienne motte féodale, de 35 mètres de circonférence, est entourée de fossés plein d'eau. Il existe également à La Prugne les traces d'une fortification de terre entourée de fossés, et sur laquelle sont construits les bâtiments d'une exploitation. Des restes de fossés et des ouvertures du XVème siècle font penser à l'existence d'une ancienne maison forte au lieu-dit "La Bresle". De même, sur une motte ronde, d'une trentaine de mètres de diamètre, couronne un bombement du relief qui supportait l'ancien château du Couldray.

    Sur la commune, en 1912, s'y activent des menées antimilitaristes contre la revanche et la reconquête de l'Alsace-Lorraine. En octobre 1941, le maréchal Pétain y tient un discours à tous les écoliers de France, relayé par la presse propagandiste de l'époque. De nombreuses personnalités sont  également liées à la commune:

    Le docteur Guyot, Pharmacien (fin XIXème- début XXème)

    Inventeur de la pastille du Dr Guyot.

    Henri de Chacaton (1813-1886)

    Peintre orientaliste.

    Paul Chocheprat (1855-1928)

    Officier de marine, grand officier de la Légion d'honneur.

    La plaine où se trouve maintenant l'aérodrome était à l'origine aménagée pour accueillir le dirigeable "République", fleuron des aérostats Français, lors des grandes manoeuvres militaires de 1909. Lors de son vol de retour, le dirigeable est malheureusement victime d'un accident et s'écrase près de la RN7, à Trévol, tuant les quatre membres d'équipage. L'aérodrome se développe par la suite. Il avait à l'époque une importante activité. Durant la seconde guerre mondiale, de nombreux piquets y sont plantés pour empêcher tout avion d'atterrir. Aujourd'hui, il sert pour les baptêmes de l'air et l'aviation privée, ainsi que pour des compétitions internationales de parachutisme.