pouzy-mésangy

    Superficie de 3504 ha - Altitude de 187 à 255 mètres - 403 habitants environ.

    Au Moyen-âge, Pouzy et Mésangy sont deux paroisses distinctes d'inégale importance. En 1569, Nicolas de Nicolay attribue 30 feux à Mésangy, tandis que Pouzy en compte 127 et possède un château. Dès le XVIIème siècle, le nord du Bourbonnais bénéficie d'importantes ressources en bois, eau et fer. De nombreuses forges sont créées, notamment à Tronçais. Le Veurdre et Pouzy deviennent de véritables petits centres métallurgiques.

    L'église de Mésangy semble avoir disparu au XVIIIème siècle. En 1789, Pouzy est rattachée au canton de Lurcy, et Mésangy à celui du Veurdre. Les deux communes  font ensuite partie de l'unique canton de Lurcy-Lévis. En 1825, une partie de la population de Pouzy souhaite une réunion avec Le Veurdre. Finalement, les deux communes de Pouzy et Mésangy, que le culte lie déjà, sont réunies par une ordonnance de Charles X signée à Saint-Cloud le 19 juillet 1826.

    Cette croix ci-dessous est située à proximité de la chapelle de Beaumont. Elevée sur un piédestal, elle est très simple et ne comporte ni date, ni inscription. Elle est ornée en son centre d'une petite fleur sculptée.

    Au pied de cette croix subsiste une grande fontaine aménagée pour l'abreuvage du bétail. Elle est en pierre de taille. L'eau passe sous un muret et court sur une canalisation de pierre à ciel ouvert, magnifiquement taillé. Une autre canalisation de pierre pouvait, à volonté, inonder une prairie. Le lavoir est toutefois à l'abandon.

    A Mésangy, on peut voir un très bel ensemble en pierre de taille. L'aspect brut du linteau de grès et la petite vasque à ablutions nous transportent dans le passé. Durant des siècles, cette résurgence a représenté à la fois la vie et un lieu de rencontre journalier des habitants de cette ancienne paroisse. Halte du pèlerin et du voyageur, elle demeure la mémoire des hommes, et résonne encore des grandes musettes de Pierre Lavilatte, Antoine Guillot et Gilbert Minard, sonneurs de Mésangy (photos issues d'internet).

    Entre "Le Petit Beaumont" et "La Vieille Forge", le lieu de cette fontaine et lavoir communaux est appelé par les anciens "La Fontbellerie". Le lavoir est taillé directement dans la roche. La fontaine s'écoule à quelques dizaines de mètres dans une petite mare magnifiquement pierrée.

    En descendant de "La Chapelle", 30 mètres après le gué à droite, se trouve la fontaine communale de "La Taillanderie" (photo issue d'internet). Elle est recouverte d'une grande dalle rustique de calcaire, et s'écoule dans le ruisseau du Civrais. Elle était envahie par les ronces et les épines pendant de longues années d'oubli et possédait, attenant, un petit lavoir où l'on venait, en plus du linge, laver le beurre. Son débit est important, et surtout régulier. L'aspect presque brut des pierres de silex et dalles de calcaire utilisées pour sa construction, nous revoient vers les débuts de l'humanité. En effet, durant plusieurs siècles, cette résurgence a représenté la vie et un lieu de rencontre journalier des habitants des Combes, des Houllins, de La Taillenderie et de La Chapelle.

    Ci-dessous, quelques vues aux alentours du moulin d'Affouard.