saint-ennemond

    Superficie de 3808 ha - Altitude de 209 à 258 mètres - 652 habitants environ.

    Une grande forêt, "Lecenne", recouvrait le territoire situé entre les fleuves Loire et Allier, peuplée par les Gaulois Eduens.

    Vers 655, l'archevêque de Lyon, saint Ennemond, fonda sur une butte, au milieu d'une clairière, un prieuré placé sous l'invocation de saint Symphorien, où des Bénédictines s'installèrent.

    Plus tard, la réputation de sainteté d'Ennemond parvint jusqu'à Clovis, qui lui demanda de baptiser son fils.

    Ennemond fut le premier prélat à avoir l'idée d'appeler les fidèles aux offices religieux en sonnant les cloches, exemple bientôt suivi par toutes les églises de la Chrétienté.

    Il fut mystérieusement tué sur la route le menant à Chalon-sur-Saône, alors qu'il se rendait chez le maire du Palais, Ebroïn. Son corps fut ramené en bateau, à Lyon, et la légende raconte que, sur son passage, toutes les cloches des églises se mirent spontanément à sonner. ce fut là le premier de ses miracles....

    Le blason de Saint-Ennemond est particulièrement lié à l'histoire de la commune: le sanglier symbolise son passé Gaulois. La cloche rappelle la destinée exceptionnelle des évènements survenus à l'archevêque saint Ennemond. Le troisième symbole représente les armoiries d'une vieille famille de la commune.

    Le site est habité dès la préhistoire, comme le prouve la découverte de silex taillés. Des objets Gallo-Romains ont également été mis à jour. La cure devient indépendante au XIVème siècle. Les mottes féodales, désormais arasées, de Moux et des Seguins, correspondent probablement à d'anciennes seigneuries.

    A l'époque des ducs de Bourbon, les forêts de Munet et de Panessange, alors beaucoup plus importantes, sont des forêts ducales. Au XVIIIème siècle, la motte de Moux n'est plus qu'un domaine. Elle comprenait, en 1698, une maison de plaisance entourée de fossés, dotée d'un pont-levis, un domaine, un bois de haute futaie, des terres et des prés.

    La maison ci-dessus, dont les ouvertures présentes des moulures du XVème siècle, est le dernier vestige du prieuré Saint-Symphorien, fondé par saint Ennemond en 655. A l'origine, le prieuré et l'église ne formaient qu'un seul ensemble. Les deux bâtiments étaient reliés par des édifices, probablement des dépendances du prieuré. Le village, qui s'est formé autour du prieuré, s'appelait Saint-Symphorien jusqu'en 1683, date à laquelle il prend le nom de Saint-Ennemond. Photo ci-dessous: ancien moulin.

    Le monument aux morts (photo ci-dessous) est un monolithe sculpté en calcaire blanc, présentant une allégorie de la France blessée, sous la forme d'une femme pensive. Il célèbre le souvenir des victimes de la Première Guerre mondiale. Daté aux alentours de 1924, l'ensemble se différencie des autres monuments car ce dernier est l'oeuvre d'un sculpteur Bourbonnais.

    La maison forte de Lorbigny était installée sur une motte, et semble avoir disparu au XVIIIème siècle. Mais au XIXème, la motte entourée d'eau, qui porta jadis cette maison forte, existait toujours au milieu des vignes. Photos ci-dessous: ancienne maison forte remaniée.