saint-félix

    Superficie de 520 ha - Altitude de 255 à 373 mètres - 335 habitants environ.

    L'origine du nom de la commune vient du Pape saint Félix. Pour l'anecdote, trois Papes de ce nom ont été canonisés. En 1165, le nom de saint Phelix figure dans une bulle du Pape Alexandre III. La paroisse appartient à l'abbaye bénédictine de Saint-Alyre-les-Avalanches, près de Clermont, qui l'a fondée en même temps que celle de Saint-Alyre-de-Sanssat vers 1112.

    La commune est située sur un plateau vallonné dont les altitudes atteignent par endroits 370 mètres. Des pointes de silex vieilles d'environ 20 000 ans témoignent de l'occupation très ancienne du site. Ce dernier est habité à l'époque Gallo-Romaine, comme le montrent les fondations d'une villa découvertes en 1984. Il y aurait eu un établissement templier sur le territoire de la paroisse, sans que cela ait jamais pu être prouvé. L'agglomération se divisait autrefois en deux bourgs distincts qui ont été réunis.

    Attribut par excellence de la noblesse, les colombiers se dressent nombreux dans la campagne Bourbonnaise. De forme ronde, selon le modèle le plus souvent rencontré, celui de la Sapinière (photo ci-dessous), témoigne du caractère autrefois seigneurial de ce domaine.

    La tour ci-dessous ne devait pas être unique à l'origine, mais faisait partie d'une enceinte fortifiée. Elle est percée de trois ouvertures, auxquelles s'ajoute une quatrième, tout à fait au sommet, sous la toiture. Cette dernière ouverture, de petite taille, avec une pierre plate de rebord, servait sans doute à évacuer les eaux usées. La toiture de la tour est en ardoise.

    Le Rax fut, à la fin du XVIIème siècle, une des terres les plus importantes de la paroisse, ayant regroupé les fiefs de Sapinière et du Tremblay. Le château fut reconstruit au début du XVIIIème siècle, mais totalement abandonné au XXème siècle. Il était d'ailleurs en ruines dans les années 1960. Il fut alors presque entièrement démoli, et les matériaux servirent de remblais ou furent éparpillés au gré des acquéreurs. Il ne reste plus aujourd'hui qu'un bâtiment servant d'exploitation agricole (photo ci-dessous).