SAINT-LéON

    Superficie de 3 362 ha - Altitude de 245 à 436 mètres - 610 habitants environ.

    Saint-Léon offre une vue impressionnante, au Puy-Saint-Ambroise, sur sept départements: le Cher, la Nièvre, la Saône-Et-Loire, la Loire, le Rhône, le Puy-De-Dôme et l'Allier. Saint-Léon n'a pas gardé traces de la Préhistoire Néolithique, soit 35 000 ans av. J-C, si ce n'est quelques objets taillés.

    Un petit prieuré de type roman se dresse au sommet du Puy-Saint-Ambroise (photo ci-dessous). Il est cité en 1165, sous le règne du Pape Alexandre III, comme possession de l'Abbaye de Mauzac. De ce fait, l'ensemble, mi-fortifié, mi-religieux, n'est pas un ancien établissement des Templiers. Au XIème siècle, il était occupé par une communauté de moines bénédictins. Ces derniers, après avoir défriché la forêt de chênes qui recouvraient le Puy-Saint-Ambroise, cultivèrent la vigne sur les pentes.

    Les moines étaient soumis à la rigoureuse discipline de la règle de Saint-Benoit où la solitude absolue était partagée entre le travail et la prière. Au cours des siècles, la communauté s'enrichit de nombreuses propriétés et fut rattachée  à l'Abbaye de Cluny. Ce prieuré perdura jusqu'à la révolution de 1789, date à laquelle les moines, surnommés "les moines noirs", furent exécutés, et enterrés sur place. Leurs tombes sont encore visibles (photo ci-dessous).

    Deux inscriptions sont gravées sur le socle (photo ci-dessous). La première invite les passants à célébrer la mémoire des moines, et la seconde déclare que la croix ne bouge pas, tandis que le monde évolue. De ce prieuré bénédictin, supprimé donc à la révolution, il ne subsiste que l'ancienne église, édifiée avec transept, chevet et clocher carré. C'est un ensemble que nous pouvons décrire comme mi-fortifié, et mi-religieux (photo plus bas).

    Le Puy-Saint-Ambroise, ancien volcan au temps de l'ère primaire, a été classé site paysager en 1995. De son nom Latin "Podii Sancti Ambrosii", il était un point stratégique de premier ordre, qui a dû porter un poste d'observation et de signalisation à l'époque Gallo-Romaine. Des fragments de marbre y furent découverts. Une "foire à la montagne" avait lieu, en haut de ce site, une fois par an, attirant plusieurs centaines de marchands, témoignage de son importance à cette époque. Cette foire fut abandonnée à la fin du XIXème siècle, après 400 ans de présence.

    Près du Puy-Saint-Ambroise, se trouvait le château de Gros-Loup, aujourd'hui disparu. Il était installé en position dominante et surveillait la région. Ci-dessous, le domaine de Gros-Loup de nos jours. Plus bas, le chapeau Chinois est une sculpture qui couvre le puits principal du village. Il date de la fin du XIXème siècle.

    Il existait en 1411 la maison forte de "Vieille-Font", décrit comme "l'hostel fort de Vieillefont, en la châtellenie de Verneuil" (photo ci-dessous). Plus bas, de haut en bas, le lavoir, le château de la Voulte, et le château de Seu.

    D'après Aubert de la Faige et Roger de Noutern, la chapelle Notre-Dame-Des-Taillis, datant de 1653, fut construite dans l'acte de fondation par un don pieux de Saint-Jean de Melle, seigneur de Marcellange. Saint-Léon était recouvert de bois à cette époque, et l'endroit fut choisi car, de tout temps, se trouvait une vierge dans un tronc d'arbre. Cette statue trouvait en ce tronc un  abri naturel, et elle estimait qu'on ne pouvait lui offrir lieu plus confortable. Il est dit que cette vierge refuse toujours de quitter son refuge.

    Saint-Léon possède une légende célèbre dont nous ne connaissons pas tous les tenants et aboutissements. La "pierre qui danse" passe pour être une fée transformée en menhir. Pourquoi? Nous n'en savons rien. Il est dit qu'elle tourne et danse à minuit, quand la lune est pleine. Néanmoins, personne n'en fut jamais témoin.



    Quelques personnalités sont liées à la commune:


    -Joseph Beauchamp, propriétaire de nombreux domaines, fut député de la Convention (1792-1795), époque à laquelle le nom du village fut laïcisé en Puy-La-Montagne.


    -Après la révolution de 1848, Charles Billard sera député, et tentera sans succès de lutter contre le coup d'état de Napoléon III. Il manifesta parfois violemment avec la destruction de ponts, avant d'être déporté  à Cayenne.


    -Gilbert Montagné, chanteur, dont les parents vécurent à Saint-Léon.