saint-léopardin-d'augy

    Superficie de 3959 ha - Altitude de 185 à 305 mètres - 358 habitants environ.

    Une vie de l'ermite saint Léopardin est écrite, même si elle est tout aussi légendaire que celle de saint Menoux. Le prieuré bénédictin de Saint-Léopardin se développe à l'endroit où l'ermite aurait vécu (photo ci-dessus). Il relève du diocèse de Bourges et dépend de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges. Les moines quittent le prieuré bien avant la révolution. Quant au territoire de la paroisse, il est démembré par la création de la paroisse d'Augy.

    Plusieurs bâtiments de l'ancienne forteresse délimitent encore une grande cour quadrangulaire. Le donjon (photo ci-dessus), qui se dresse encore haut de ses quatre niveaux, est une construction du XIème siècle. Les bâtiments ont été souvent remaniés. L'ensemble du domaine est vendu comme bien national en 1791, pour la somme de 41 000 livres. Il comprend divers bâtiments, des fermes, un moulin, des terres et des bois.

    Les deux communes sont finalement réunies en une seule par l'ordonnance de Louis-Philippe du 18 juin 1843. La ville dispose alors d'installations portuaires considérables pour la navigation sur l'Allier et le transport de nombreuses marchandises (bois de marine, merrains et bois à brûler). Ainsi, au XIXème siècle, une importante population vit à Saint-Léopardin-d'Augy. Photo ci-dessous: Port Barreau, tout près de l'Allier.

    L'ancienne église, en mauvais état depuis le XVIIIème siècle, est démolie au début du XIXème siècle. Le portail ci-dessous est tout ce qu'il en reste et sert actuellement d'entrée au cimetière. Datant de la fin de l'époque romane, il comporte un tympan au cintre surbaissé, surmonté d'une archivolte de trois voussures retombant sur des colonnettes à chapiteaux sculptés. L'ensemble est encadré par deux pilastres ornés d'une frise de crochets. Classé Monument Historique en 1961.

    Les calvaires sont traditionnellement décorés sur chacune de leurs faces. Ici, la face avant est une scène de crucifixion représentant le Christ entre la Vierge et saint Jean. La face arrière représente une piéta. La Vierge reçoit le Christ sur ses genoux. Son visage exprime une grande tristesse.

    Ce monument aux morts de la Première Guerre Mondiale est réalisé par un sculpteur Moulinois. Ce genre de monument représente fréquemment un poilu et une symbolisation de la République par une femme éplorée. Ici, en revanche, la jeune fille qui distribue des lauriers et des feuilles de chêne présente un aspect léger et vaporeux. Au fond, les saules pleureurs évoquent une discrète tristesse.

    On trouve mention sur les cartes de l'I.G.N. d'un lieu-dit La Motte (photos ci-dessous), situé sur un promontoire surplombant l'Allier d'une trentaine de mètres. Il appartient à ce système de défense des bords de l'Allier qui eut énormément à souffrir de la guerre de Cent Ans.