saligny-sur-roudon: patrimoine

    le château de saligny

    Bien que remanié au XIXème siècle, le château de Saligny n'en a pas moins conservé des témoignages de l'architecture médiévale et moderne. Il est dominé par une grosse tour, dite "tour des Lourdin", du nom des propriétaires du XVème siècle, à laquelle s'appuie un corps de logis d'époque gothique, conservant deux cheminées moulurées à l'intérieur. Perpendiculaire à cette partie du château, le corps de logis principal date probablement du XVIème siècle. Son intérieur comporte également une cheminée sculptée et peinte. Un troisième corps de logis, bâti au XVIIème siècle, comporte lui aussi des lucarnes sculptées.

    Les douves, fossés remplis d'eau, étaient une défense contre les assaillants, qui ne pouvaient pénétrer dans la cour quand le pont-levis était remonté (photo ci-dessus). Ces fenêtres, ci-dessous, en grès rose de Liernolles, sont deux cariatides qui supportent le linteau décoré de deux blasons martelés et surmonté d'un tympan orné de deux petites colonnades. A l'intérieur, des boiseries du XVIIème siècle servent de cadre à des tableaux peints sur toile, représentant des scènes de l'Ancien Testament. Le château a été inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en juillet 1976.

    Les premiers seigneurs qui apparaissent dans les archives du château appartenaient à une famille de Chastel. Une certaine Catherine épousa, en 1437, Guillaume de Coligny. Cette terre resta dans la même famille jusqu'en 1681. Mais, c'est Renaud Lourdin de Coligny, chambellan de Charles VII, de Louis XII et de François Ier qui éleva cette demeure simple et imposante dans la première moitié du XVIème siècle.

    Son petit-fils Gaspard répara le château en 1604. Cette date se trouve encore inscrite sur la porte d'entrée (photo ci-dessus). Le blason aux armes de la famille de Saligny, qui furent sans doute martelés pendant la révolution, est sculptée au-dessus. Le porche d'entrée du château, devant lequel se tenait un pont-levis, date de 1604, époque de la réfection effectuée par Gaspard-François, marquis de Coligny-Saligny.

    la gentilhommière des bernardet

    La gentilhommière des Bernardet a conservé le nom de son propriétaire. C'est un grand logis, d'allure massive, qui a été transformé au XIXème siècle. Ses façades et pignons, bâtis en grès rose, sont ouverts de larges fenêtres ou portes - fenêtres. Un joli toit à la Mansart, à pans coupés et jet d'eau, permet d'utiliser un niveau de comble, éclairé par de grandes lucarnes - fenêtres.   

    le château de la varenne

    Le château de la Varenne comporte un corps de logis de plan rectangulaire à un étage, encadré sur la façade postérieure par deux tours circulaires talutées, et flanqué en retour d'équerre, d'une haute tour quadrangulaire, coiffée d'un toit en pavillon. Dans le prolongement de cette tour, un petit corps de logis bas, augmenté dans l'angle extérieur d'une tour ronde, ferme un côté de la cour. La façade du logis principal, donnant sur cette cour, est rythmée par une galerie ouverte, portée par des piliers qui, à l'étage, soutiennent la retombée du toit. L'ensemble est entouré de douves.

    la gentilhommière des bouthiaud

    La gentilhommière des Bouthiaud est une grande maison basse d'une ancienne communauté. Ce lieu-dit possède encore les traces d'une ancienne cheminée centrale, où se réunissaient les membres de la communauté. Le logis est à pans de bois, avec motifs à croix de Saint-André ou écharpes. Un niveau de grenier est accessible par un escalier extérieur, couvert par l'auvent du toit à deux rampants. D'importants communs étaient associés au bâtiment d'habitation.       

    l'église saint martin

    Au XVème siècle, le prieuré n'existe plus. Néanmoins, le curé de Saligny conserve jusqu'à la révolution, le titre de curé-prieur. Cette église néo-romane est construite en 1876 selon les plans de l'abbé Pougnet, en remplacement de l'église romane. Elle est dédiée à saint Martin, en souvenir de l'ancien prieuré, qui, jusqu'au XIIIème siècle, dépendait de l'abbaye Saint-Martin de Nevers.      

    Vue d'ensemble depuis l'entrée.

    Vue d'ensemble depuis le choeur.

    Le tabernacle (photo ci-dessus), en cuivre repoussé de 1672, est une pièce offerte par un seigneur de Saligny, qui représente le Christ sous les traits du Bon Pasteur. Dans la liste des curés-prieurs, Pierre Michel, d'abord vicaire puis curé de 1670 à 1716, était loué pour ses vertus, son zèle, et son savoir.

    La cuve baptismale est fabriquée en marbre blanc, et mesure 67 x 90 cm. Il y est inscrit: "Messire Lourdin Marc de Saligny, baron d'ici, chevalier de l'ordre du vénérable roi, m'a fait faire 1594".  Cette cuve accompagnait un autel en même marbre, jugé en 1675 de "trop petit puisqu'on a peine d'y contenir le calice et l'hostie". Elle servit pendant près de trois siècles dans cette église.

    personnalités

    Christian de BARTILLAT (1930-2012)

    Ecrivain et éditeur Français, né en 1930 à Saligny-Sur-Roudon, et mort le 21 avril 2012 à Paris.

    Diplômé en droit et en sciences politiques, il est devenu éditeur, essayiste et écrivain.

    Il fut président-directeur général des éditions Stock.

    Il a fondé les éditions Christian de Bartillat, puis les Presses du Village à Etrépilly, qu'il dirige jusqu'en décembre 2010.

    Il a par ailleurs été maire d'Etrépilly.

     Il est un membre de la famille de saligny qui mérite que l'on s'intéresse à lui: Jean, comte de Coligny-Saligny, lieutenant général des armées du Roy. Il débute dans la vie comme page de Richelieu, puis fait un brillante carrière militaire. En 1641, il fut nommé capitaine au régiment de cavalerie d'Harcourt, et blessé au siège de Lérida en Catalogne. Il entre ensuite dans l'armée du Grand Condé, et dans les Flandres, grâce à une charge de cavalerie, contribue à la victoire contre les Espagnols, entre Béthune et Lens. Ci-dessous, blason des Coligny-Saligny.