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    Superficie de 4084 ha - Altitude de 197 à 264 mètres - 1692 habitants environ.

    Le site est occupé dès l'époque gallo-romaine, comme le prouvent les vestiges de villa retrouvés au bord de l'Allier. La paroisse devient en 1103 possession de l'abbaye de Cluny, qui a la charge de nommer le curé. Au Moyen-Age, Demoret est l'une des seigneuries les plus importantes de la cité. Après avoir appartenu à Pierre de Bonnay, elle est acquise en 1633 par Jean Coiffier, procureur du roi à Moulins. Son dernier seigneur, Simon Coiffier, émigre à la révolution, mais revient sous la restauration. Il devient député de l'Allier et recteur de l'académie d'Amiens.

    Sous l'Ancien Régime, la paroisse connaît une certaine prospérité grâce, notamment, à ses bois, moulins, et au relais de poste de La Perche qui comprend une auberge réputée, où le roi Louis XIV fit une halte le 11 février 1692. Par la suite, la disparition de la culture des plantes entraîne le départ de tisserands et de peigneurs de chanvre. Photo ci-dessous, ancienne forge.

    La situation empire au XIXème siècle avec l'arrivée du chemin de fer, qui prive de travail les charretiers convoyeurs de bois. Après la fin de la seconde guerre mondiale, l'industrie de la chaux retrouve un certain essor.

    Ci-contre, le château des Bédaures, grande maison bourgeoise construite au XIXème siècle. Elle est installée dans un parc arboré (photo issue d'internet).

    La motte ci-dessous (photo issue du Patrimoine des Communes de l'Allier), de taille importante, est encore entourée d'eau et de traces d'autres mottes plus petites. Il s'agit peut-être des derniers vestiges d'une seigneurie qui, aux XIVème et XVème siècles, appartenait aux Bots. Des fouilles, menées en 1924, mettent à jour trois morceaux de grès qui semblent former un claveau, et qui présentent des amorces de voûtes latérales.

    Dans le compte-rendu des fouilles effectuées, il était noté: "La motte, que l'on appelle le vieux château, était alors surmontée de murailles paraissant être les fondations d'un fortin du XIVème siècle".  Donc, à cet endroit, une motte supportait, au XIVème siècle, un château ou "hostel".  D'après Nicolay, la "maison, motte et fossés de Munez" était doté en 1569 d'un "petit pont pour entrer au logis (...) dont la cour est entourée de bâtiments et cuisines seravnt à la métairye".

    L'hôtel de Munet était construit sur une énorme motte, en pleine forêt. Tous les seigneurs de Demoret se disaient seigneurs du "petit Munez", qui occupait une motte beaucoup plus petite que la précédente, dans la partie ouest de la forêt.

    Aux Breugnons, il existe encore une motte de forme carrée, ayant supporté une construction. Elle est entourée sur ses quatre faces d'un large fossé. De même, près du village des Nonettes, il subsiste une motte féodale, qui aurait pu être le siège d'une seigneurie, où les Templiers avaient construit un château. Après le procès de 1314, le lieu fut donné à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Les moines délaissèrent le château primitif et établirent, à une cinquantaine de mètres de la motte abandonnée, une commanderie qui fut, au XVIIème siècle, réunie à la commanderie de Bardon.

    La grange ci-dessous, avec une motte carrée, est le dernier vestige d'un ancien fief et d'une seigneurie. Plus bas, maison bourgeoise datée de peu avant 1789.

    Le poids public présenté ci-dessous est typique d'une région d'élevage où les foires avaient lieu sur la place publique. L'ensemble est composé d'un plateau de pesage et de son entourage de clôture métallique, ainsi que la maisonnette abritant la bascule. Les angles, bordures de portes et de fenêtres sont encadrés de briques. Il ne subsiste que peu d'ensembles de ce type et de cette époque.

    Participant à  des manoeuvres militaires, le premier dirigeable Français baptisé République, passe au-dessus de Moulins le 25 septembre 1909 à 08h30. Son allure oscille entre 35 et 40 kilomètres par heure. A la hauteur du château d'Avrilly, une hélice se brise, et l'une des pales déchire l'enveloppe. La nacelle effectue une chute de 150 mètres et se brise au sol, tuant les quatre aéronautes présents dans le ballon. Le monument présente les gisants des quatre victimes, à savoir le capitaine Marchal, le lieutenant Chaure, l'adjudant Vincenot et le mécanicien Réau.