yzeure

    Superficie de 4324 ha - Altitude de 217 à 278 mètres - 12 905 habitants environ.

    L'ancienneté du site est attestée par la présence de plusieurs "villae" gallo-romaine et d'officines de potiers, active du Ier au IIIème siècles. L'origine du nom est issu du temps des premiers Gaulois. Dérivant d'"Iciodorum", le nom d'Yzeure a deux traductions possibles. La première: "Itio" est un nom de personne, et "Dorum" personnifie un petit village (la ville d'Itius). La seconde: Icio, Itio, Iccio est un adjectif Gaulois lié à l'eau, et Dorum représente la porte, au sens du passage. Les Gaulois parlaient d'"eau passante", quand nous disons "eau courante". Photo ci-dessous: motte des Pochats.

    L'agglomération se développe à la convergence des territoires d'Arvernes, de Bituriges et d'Eduens, nations Gauloises. La période carolingienne apporte l'installation des vigueries, parmi lesquelles figure la cité, sous la dépendance du comte d'Autun. Les sires de Bourbon fortifient leur territoire au XIIIème siècle et établissent leur capitale, un siècle plus tard à Moulins, sur les territoires des antiques paroisses d'Yzeure: Saint-Pierre et Saint-Bonnet, paroisses primitives jusqu'à la révolution. La plaque de signalisation routière ci-dessous porte le nom de la commune orthographié avec un I. Ce n'est qu'au cours du XXème siècle que l'initiale Y se généralise et se fixe.

    Au début du XXème siècle, la ville n'est qu'une commune rurale, avec de nombreux vignobles et un important artisanat en tuilerie. A la limite immédiate du chef-lieu du département, la commune devient, au cours de la seconde moitié du siècle, une banlieue importante avec des lotissements, des zones artisanales et industrielles, et quelques grandes administrations préfectorales et départementales que ne pouvait plus accueillir le chef-lieu. Photos ci-dessous: Les Charmettes et logis du XVIIème siècle.

    L'existence d'une vie religieuse à Yzeure n'est connue qu'à partir du IXème siècle. En 850, une chapelle dépendante du diocèse d'Autun y est fondée. Elle devient église Saint-Pierre en 883 ou 886, concédée par l'évêque d'Autun à Ermengarde abbesse de Saint-Menoux en 1150, devenant aussi prieurale. L'édifice actuel a été bâti en grès rose au milieu du XIIème siècle, en raccordement avec le transept saillant de l'édifice du XIème siècle.

    L'église Sainte-Jeanne d'Arc, ci-dessous, inaugurée en 1972, présente des lignes sobres. La façade est ornée d'une grande croix en bois se détachant sur un vitrail au-dessus de l'auvent protégeant l'entrée principale.

    A l'intérieur, la nef unique est desservie par une allée centrale. La charpente est en lamellé-collé. Ne nécessitant pas d'appuis intermédiaires, aucun pilier ne vient gêner la vue.

    L'éclairage naturel est assuré par des canons de lumière verticaux aménagés de part et d'autre du choeur et en façade. Les vitraux colorés et non polis se situe de chaque côté de la nef, et permettent la diffusion d'une lumière intense. L'excellente acoustique permet de donner des concerts de grande qualité.



    Derrière le château de Panloup, un cyprès chauve est situé tout près de la petite mare, la seule du parc. Très intéressant d'un point de vue biologique, cet arbre pousse naturellement le long des cours d'eau dans le bassin du Mississipi, dans des sols constamment engorgés. Il est également capable de respirer en faisant sortir ses racines de l'eau.

    Le Val des Vesvres est un lieu sauvage et sauvegardé. "Vesvres" signifie broussailles. Il provient du Gaulois "Vobero", utilisé pour désigner une terre, un bois humide ou encore un ruisseau. Par la richesse de sa faune et de sa flore, le domaine des Vesvres comblera les amateurs de nature. Etangs ombragés, petits sentiers sinueux dans la forêt, tortue cistude d'Europe, milan noir ou marin pêcheur....

    L'étang des Vesvres est alimenté par des sources et par le déversoir de l'étang des Nérauds, qui reçoit lui-même les eaux de l'étang Vieillard, l'eau poursuivant son cheminement jusqu'au plan d'eau des Ozières. D'une superficie de 60 ares, l'étang des Vesvres accueille une flore et une faune diversifiée, car il est conservé volontairement dans sa phase de comblement naturel.

    Cette inscription ci-dessous est encastrée sur la façade du presbytère, seul édifice de la place à avoir conservé son architecture du XVIIIème siècle. Les marguilliers étaient des laïcs qui avaient la charge d'administrer les biens temporels de la paroisse. Ils étaient cinq. Le premier provenait de Moulins, le deuxième de la rue d'Allier, le troisième des faubourgs, le quatrième du Chambon-Coulombeau, et le cinquième était un laboureur, vigneron ou journalier de la paroisse.

    Comme vu plus haut, en 1150, l'évêque d'Autun concède l'église Saint-Pierre d'Yzeure à l'abbesse bénédictine de Saint-Menoux. C'est ensuite le prieuré qui dirige l'église et le monastère, sous la tutelle de l'abbaye. Le bâtiment actuel date de l'époque où le prieuré compte une quarantaine de religieuses. De nombreux éléments ont disparu, tels que le cloître, la chapelle et les dépendances. Une carte de 1763 en restitue l'ordonnance. Les ailes actuelles sont des rajouts du XIXème siècle.

    Le Foulet était un ancien fief, dont la seigneurie était établie sur une motte entourée de fossés en eau. En 1562, le seigneur de Foulet, converti à la Réforme avec quelques familles Moulinoises, passe au service de Condé contre le roi, et participe au siège de Moulins par une armée protestante de passage. Considéré comme traître, il est noyé par les Moulinois après l'échec du siège. La tour se dresse dans la zone citadine, à proximité d'une maison du début du XXème siècle. Pas de photo disponible.

    Château de La Ronde. Maison bourgeoise de briques bicolores de1894. Chapelle dans le parc. Ancienne motte.

    Château de Plaisance. Maison bourgeoise avec une tourelle d'angle et briques rouges de vers 1880. Chapelle dans le parc, peu après 1870.

    Le petit manoir ci-dessus a conservé des fenêtres à meneaux et une porte gothique. De 1636 à 1710, ses propriétaires sont des écuyers ou des conseillers au présidial.

    Le mur ci-dessous, du XVIème siècle, constitue l'ancienne clôture de la propriété des religieuses d'Yzeure. Il présente le décor caractéristique des châteaux et manoirs locaux de cette époque. D'importantes tuileries existent alors sur le territoire même de la commune, et des contrats notariés du XVIIème siècle font état d'importantes commandes pour la construction de châteaux ou de bâtiments religieux.

    Marcellange, ci-dessous, est un ancien fief de la commune, dont l'histoire est connue à partir de 1507, date à laquelle son propriétaire, Pierre Filhol, archevêque d'Aix-en-Provence, demande à la duchesse de Bourbonnais Anne de Beaujeu de construire une chapelle. Cette gentilhommière se distingue par une haute tour octogonale en briques à décor losangé. De même, aux Planchards, un petit manoir a conservé des fenêtres à meneaux et une porte gothique. De 1636 à 1710, ses propriétaires sont des écuyers ou des conseillers au présidial.

    La maison ci-dessous faisait partie autrefois d'une grosse exploitation agricole. Il s'agissait de l'ancien logis du propriétaire. Il subsiste peu d'exemples de ce type de bâtiment dans la région, où l'exploitation était assurée par des fermiers ou des métayers.

    Cet ancien manoir rural ci-dessous est désormais inclus dans les lotissements récents de la ville. Construit en lits horizontaux et réguliers de briques, ses décors sont cachés par de la vigne vierge. Le four à pain a été conservé. Il s'agit vraisemblablement du logis d'un propriétaire rural. En effet, sur ce plateau, la vigne était autrefois cultivée.

    Il existait des tuileries-briqueteries sur la commune, où cet artisanat était pratiqué depuis le Moyen-Age grâce aux importants gisements d'argile de la haute terrasse alluvionnaire de la vallée d'Allier. D'ailleurs, Une brique portait fréquemment le nom de sa tuilerie d'origine. Il en reste quelques exemplaires, recueillis dans les vestiges de différentes entreprises liées à cette production. D'autres, plus anciennes, sont encore reconnaissables dans les vieux bâtiments grâce à leurs dimensions supérieures. Elles ne portent pas d'inscription. Les briques figurées étaient faites mécaniquement. Photo ci-dessous: buste du colonel Laussedat, et quelques vues sur le parc du même nom.

    la base de loisirs des ozières