louroux-bourbonnais

    Superficie de 3302 ha - Altitude de 243 à 397 mètres - 215 habitants environ.

    Le bois d'Agland est le point culminant de la petite montagne du Nord. Les Romains, ayant chassé les Gaulois, donnèrent à cette montagne le nom de Mont d'Aglaé et bâtirent au-dessous une ville qu'ils appelèrent Villa Montis, ville de la montagne, aujourd'hui Villaumont. Il fut retrouvé traces de cabanes, mais aussi de lames de silex, de haches polies et de quelques armatures de flèches.

    La commune s'étire le long de l'ancien chemin reliant Ygrande à Hérisson. Le bourg, quant à lui, est situé sur l'ancienne voie reliant Cosne-d'Allier à Sancoins. Deux bornes de granit taillé sont exhumées, dont l'une près d'un gué. Même si d'autres chemins antiques sont repérés sur le territoire de la commune, aucun habitat n'est découvert avec certitude. Ci-dessous, les prairies de Louroux-Bourbonnais nourrissent d'élégants chevaux, de beaux ânes et un troupeau de bisons (photos issues d'internet).

    Auteurs et historiens prêtent plusieurs origines au nom du village. Certains pensent à "Locus Ruri", lieu placé à la campagne. Pour d'autres, les Romains auraient donné un nom  mythologique "Lyoei Rus", campagne consacrée à Bacchus.

    Plus tard, au XIème siècle, "Oratorium Borbonense" est attesté, ce qui confirme la présence d'un oratoire et d'une chapelle dans le bourg.

    L'appellation "Bourbonnais" distingue le village des autres "Louroux", et indique que les ducs de Bourbon possédaient sur cette paroisse une maison forte.

    A la révolution, le village se nomme "Louroux-sur-Courget", avant de reprendre son nom actuel.

    Ci-dessous, exemples de sentiers où vous promènerez.

    Ci-dessus: jardin aménagé du bourg.

    Auteurs et historiens prêtent plusieurs origines au nom du village. Certains pensent à "Locus Ruri", lieu placé à la campagne. Pour d'autres, les Romains auraient donné un nom mythologique "Lyoei Rus", campagne consacrée à Bacchus. Plus tard, au XIème siècle, "Oratorium Borbonense" est attesté, ce qui confirme la présence d'un oratoire et d'une chapelle dans le bourg. L'appellation "Bourbonnais" distingue le village des autres "Louroux", et indique que les ducs de Bourbon possédaient sur cette paroisse une maison forte. A la révolution, le village se nomme "Louroux-sur-Courget", avant de reprendre son nom actuel. Ci-dessous, quelques paysages que vous pourrez apprécier durant le circuit.

    Plusieurs sites défensifs sont retrouvés, dont celui du bourg, le mieux conservé, dénommé "la Motte de Boucheron", entourée d'un fossé large de 8 à 10 mètres. Il délimite un tertre de 60 mètres de diamètre. Un second fossé, intérieur, indique l'emplacement du donjon, détruit une première fois par les Anglais, reconstruit puis de nouveau détruit en 1591 lors de la Ligue. Réparé à nouveau, il fut détruit définitivement. En 1721, il ne restait plus qu'un bois appelé "Bois Boucheron" dans lequel se trouvait cette motte où il y avait autrefois une maison entourée de fossés.

    Photo ci-contre issue de "châteaux en Bourbonnais", page 341. Ci-dessous, quelques sentiers que vous emprunterez durant le circuit.

    Il s'élevait dans le bourg un château à plusieurs tours, près d'une chapelle et d'un  monastère. L'ensemble était entouré de fossés. Seule en reste l'église sur un large tertre. L'église, ci-dessous, dédiée à saint Martin (photo plus bas), peut indiquer une formation reculée de la paroisse, peut-être du Haut Moyen-âge, mais ce saint est très apprécié pendant tout le Moyen-âge. En effet, le vocable de cette église romane est très fréquent dans les zones où les antiques cultes païens, voués aux forces naturelles comme les sources, les fontaines, les très anciens chênes, furent transformés en cultes chrétiens. La photo aérienne permet de localiser la motte au bas du bourg, à proximité de l'église et d'une maison bourgeoise. La basse-cour correspondrait au haut du bourg.

    Sinon la toponymie, il ne reste aucune trace du château et de la chapelle qui auraient existé à "La Bourderie". Cependant, on note sur le cadastre ancien un "champ rond" dont le parcellaire pourrait faire penser à une ancienne motte, siège d'une seigneurie primitive. Le château de Villaumont, ancienne place forte, aurait été détruit pendant la guerre de Cent Ans. Cependant, à l'ouest de la ferme de Mathonnière, vérirable éperon barré dominant un ruisselet d'une quarantaine de mètres, pourrait rappeler le souvenir de ce château. La seigneurie de "Bor", relativement importante au Moyen-âge, n'est pas localisée avec certitude, deux lieux-dits "Bord" existant. Ci-dessous, ancienne grange.

    Les anciens gardent à l'esprit d'avoir entendu parler d'une chapelle située à "Gralière", transformée ensuite en bergerie. Une Sainte Vierge resta longtemps accrochée à un mur. On se souvient qu'elle était en bois vermoulu. On disait qu'elle surveillait les brebis. Lors de la construction d'une étable, il a été retrouvé un sarcophage qui servait de mangeoire. Cela laisse à penser que celui-ci a été découvert une première fois lors des fondations de la grange, ce qui tend à prouver qu'il y avait bien là, jadis, un lieu de culte. Sur ce sarcophage était sculptée une croix de Malte. Peut-être fut-il celui d'un chevalier de Malte, décédé là au XIIème siècle. Ci-dessous, prunier tors et crocodile sculpté.

    La commune conserve encore plusieurs logis traditionnels du Bourbonnais. Le grand bâtiment massif, ci-dessous, est de plan rectangulaire, à deux niveaux et niveau de comble utilisable grâce à une série de lucarnes. Long de six travées de fenêtres et large de deux grandes travées, il porte des traces de construction du XVIème siècle, mais la majeure partie a été réalisée au couts du XVIIIème siècle. Des bâtiments annexes participent à la clôture de la cour intérieure.

    Le monument aux morts fut élevé en face de la mairie, et forme le côté d'un petit jardin se déployant en face de la façade de la maison commune, aménageant ainsi agréablement un espace vert mettant en valeur deux éléments notables de la vie du village. Le monument aux morts rend hommage, entre autres, aux 32 enfants de la commune qui ont laissé leur vie durant le premier conflit mondial. Il représente un soldat mourant en serrant le drapeau français. Parmi ces soldats morts pour la France, figure Louis Guillemard qui servait dans le 298ème régiment d'infanterie. Il réussit à prendre à l'ennemi l'étendard prussien du 36ème fusiller, déposé ensuite aux Invalides.

    Le 6 septembre 1914, son régiment est engagé dans la bataille de la Marne. Le combat reprend le 7 à 4h30 du matin par un duel d'artillerie qui se prolonge jusqu'au soir. Vers 17h, le 6ème bataillon (22ème et 23ème compagnies) reçoit l'ordre d'attaquer la ferme Nogeon que l'artillerie française a partiellement incendiée. La progression commence aussitôt. Vers 19h le but est atteint. Vers 20h, les Allemands s'avancent en ligne déployée contre les 22 et 23ème compagnies en criant : "English! English! Amis".

    On hésite, on discute quelques instants, mais le caporal Regeffe de la 22ème compagnie se porte résolument en avant, s'empare du casque d'un ennemi qu'il a tué et revient en s'écriant : "Tenez ! Regardez comme c'est des Anglais!". Les français attaquent alors vigoureusement à la baïonnette. Un corps à corps terrible s'engage.

    C'est alors que le soldat Guillemard, le Sergent Antoine, le Caporal Michalet et quelques hommes des 22ème et 23ème compagnies s'élancent sur un groupe constituant la garde du drapeau du 36ème régiment d'infanterie Allemand. Le soldat Guillemard se précipite sur l'officier Allemand porte-drapeau, le transperce de sa baïonnette et lui arrache le drapeau.

    Deux jours plus tard il est médaillé, fait Caporal puis Sergent, par Galliéni dans l'émotion. Les mémoires du Général Galliéni précisent : "Dans cette même journée du 9, on m'apporta un drapeau allemand pris par le soldat Guillemard, du groupe de division de réserve du général de Lamaze. En présence des officiers de mon quartier général, je remis la médaille militaire à ce soldat qui reçut mon accolade avec une émotion non dissimulée."

    Le 20 septembre, soit 11 jours après sa remise de médaille, Louis Guillemard reçoit une balle mortelle à Vingré (Nouvron-Vingre (02290) Aisne). Dépourvu de couleurs, le drapeau tenu par le soldat mourant est-il celui de la France ou une allusion à l'acte héroïque accompli par Louis Guillemard.